dimanche 20 août 2017

Les démons de Barcelone....


La ville de Barcelone vient d’être touchée à son tour par un sanglant attentat islamique à la voiture bélier.
Barcelone et la Catalogne de par leur position clé en Europe ont largement contribué à l’histoire de l’Europe et à l’histoire des Juifs en Europe.
Lors des premiers siècles de la reconquista, les Juifs sont bien traités dans les provinces qui basculent sous pouvoir chrétien, mieux souvent que dans les provinces sous domination musulmane.
En particulier à Barcelone où au 9e siècle existe une communauté florissante, les Juifs y sont traités sur un pied d’égalité avec les chrétiens.
Tout au long de la reconquête, les Juifs espagnols sont le véritable vecteur de l’éveil culturel de l’Europe naissante :
    • (Il est essentiel de) parler[1] du rôle des Juifs espagnols dans la transmission des connaissances du monde antique et oriental.
    • Sur le pourtour de la Méditerranée, il y eut d’autres points de contact entre l’Orient et l’Occident, ainsi la Sicile arabisée elle aussi, ou Byzance. Mais c’est l’Espagne qui servit de principale porte d’entrée aux sciences et aux arts, sans doute parce que les principaux intermédiaires, c’est-à-dire les Juifs, y étaient nombreux et instruits. (…)Sinagoga Mayor de Barcelona, The Main Synagogue, one of the oldest synagogue's in Europe, 13th Century, Spain


















    • Théologiens chrétiens et rabbins entretenaient à Barcelone des relations étroites. Élève du cabaliste Abraham Abulafia, l’érudit Armand de Villeneuve semble avoir été si fortement influencé par lui qu’on l’accusait de s’être fait Juif en secret. Le célèbre xfranciscain Raymond Rulle faisait partie de ce groupe. On a retrouvé un de ses Ancient_Synagogue_Barcelona_DSCN1386manuscrits dédicacé par lui aux principaux rabbins de la ville, « à Maître Abram Denanet (= ben Adret), Maître Aron, Maître Salomon et aux autres sages Juifs qui sont en l’aljama (la communauté juive) ». Son « Dialogue des Trois Sages » (Chrétien, Musulman et Juif), peut-être inspiré par le Kujari, reste le sommet inégalé de l’humanisme et de la tolérance médiévaux.

Une fois que l’Espagne chrétienne estima que l’apport Juif n’était plus utile, le divorce devint perceptible.


















C’est ainsi que la dispute de Barcelone eut lieu en 1263. L’enjeu de la dispute de Barcelone est de première importance pour les Juifs d’Europe, une défaite aurait permis à l’Église d’effacer le Judaïsme européen.
Celui qui défend les intérêts juifs, Nahmanide, et une autorité reconnue du judaïsme Espagnol :
  • 1024px-Nahmanides_-_Wall_painting_in_Acre,_Israel








  • L’autorité[2] de Nahmanide est reconnue non seulement par les Juifs mais aussi par (le roi) Jaime avec lequel il entretient des relations privilégiées. (…) Il est probablement nommé grand rabbin de Catalogne en 1264, à la mort de Jonas Abraham de Gérone. (…) Débattre avec Nahmanide, c’est disputer avec le « maître » de la tradition juive. Sa réputation de talmudiste le désigne comme protagoniste où l’Église s’est assignée pour but l’appropriation ou la censure du Talmud.

Si, à l’issue de cette dispute, les dominicains ne parvinrent pas à leur but initial visant à la conversion des communautés juives d’Europe, ils compensèrent cette défaite par des tracasseries judiciaires à l’encontre des Juifs, en effet de nouvelles contraintes furent décrétées à la suite de la dispute à la fois de la part du pouvoir royal que de la papauté.
Ne se sentant plus en odeur de sainteté, Nahmanide émigre en Terre sainte imitant en cela, Rabbi Yehiel de Paris qui avait lui débattu à Paris à la génération précédente, et pour des raisons similaires avait lui aussi pris le même chemin :
  • En 1257[3], Rabbi Yehiel de Paris s’installe à Acre et y fonde le Beth Hamidrash Hagadol Me Partz, la grande maison d’Études de Paris,
  • Ramban_shul







  • En 1267, l’émigrant le pluscélèbre est Rabbi Moché Ben Nah’man, Nahmanide (1194-1270), médecin et Talmudiste espagnol. Il s’installe à Jérusalem qui ne compte pas d’habitants juifs à cette époque, construit une synagogue dans une vieille maison abandonnée. Cette synagogue, la plus ancienne de Jérusalem, porte son nom et est encore en usage (après la conquête turque en 1517, elle devient une fromagerie et n’est utilisée comme synagogue qu’à partir de 1967). Il exhorte les Juifs à revenir vivre dans Jérusalem. À partir de cette date, il y a tout au long des siècles, des Juifs à Jérusalem. Il enseigne également à acre où il meurt en 1270.
  • L’aliyah de Ramban est un exemple pour ses disciples et pour les générations suivantes : en effet, il proclame que de vivre en Erets Israël est une des 613 Mitsvot de la Torah auxquelles le peuple juif est assujetti.

Ainsi la dispute de Barcelone fit prendre conscience, bien avant que l’inquisition s’installe en Espagne, à Nahmanide, qu’il n’y avait pas d’avenir pour les Juifs en exil et eut pour résultat que les Juifs se réinstallèrent à Jérusalem (leur présence avait été interrompue du fait des croisades). Cette présence juive à Jérusalem est ininterrompue depuis.
De fait la dispute de Barcelone était bien prémonitoire pour le sort des Juifs en Espagne, et en particulier à Barcelone :
  • Au XIVe siècle[4], la situation (pour les Juifs en Espagne chrétienne) ne cesse de se dégrader. (…)
  • L’archidiacre d’Ecija, Ferrant Martinez, se lance dans une campagne acharnée contre les Juifs en 1378. Lorsqu’il devient administrateur de l’archevêché de Séville en 1390, toutes les conditions sont réunies pour que l’histoire des Juifs en terre ibérique connaisse un tournant décisif. (…) Le 4 juin 1391, les premiers massacres ont lieu à Séville, et se répandent comme une traînée de poudre dans toute la péninsule ibérique. (…)
  • Nombre d’illustres communautés furent durement touchées ; celles de Tolède et de Cordoue furent dévastées, et celle de Barcelone disparut à jamais, lorsque les émeutes gagnèrent la Catalogne, au nord, à partir de Valence.
En 1992, à l’occasion des 500 ans de l’expulsion des Juifs d’Espagne, l’Espagne a organisé quelques commémorations pour se laver à bon compte de son antisémitisme passé.
Mais, comme la plupart des Européens, les Espagnols ont substitué au vieil antisémitisme européen un antisionisme décomplexé.
Ainsi Barcelone[5] a adhéré sans réserve et sans ambiguïté le 19 avril dernier au mouvement de boycott BDS.
Dans la foulée, Barcelone a voulu démontrer plus encore son combat antisioniste et antisémite en invitant en mai dernier la terroriste, dite palestinienne, Leïla Khaled[6].
Khaled s’est fait connaître en 1969 en devenant la première femme terroriste à détourner un avion et l’année suivante en en détournant un autre. Elle est aujourd’hui membre du Conseil national palestinien (CNP) et de l’Union générale des femmes palestiniennes.
Ceux qui se réclament Palestiniens, à l’image de Leïla Khaled ont été pionniers dans tous les types de terrorisme appliqué dans les guerres asymétriques.
En légitimant Leïla Khaled, Barcelone a légitimé non seulement les détournements d’avions mais également tous les types de terrorismes qui ont été testés en Israël.
Il en est ainsi pour les attaques au couteau qui se multiplient maintenant en Europe comme ça a été le cas à Turku en Finlande ces derniers jours. Le terroriste d’origine marocaine visait spécifiquement des femmes, de la même manière que les terroristes dits palestiniens visent aussi en Israël femmes et enfants en priorité.
Barcelone a ainsi légitimé les attaques au couteau mais aussi les attaques à la voiture bélier qui ont fait leurs premières victimes en Israël. L’Europe s’en était peu émue.
Après la phase de laboratoire en Israël, ce type d’attentat atteint dorénavant l’Europe et ainsi Barcelone ces derniers jours.
Ainsi la politique des plus conciliantes de l’Europe avec la cause palestinienne et son terrorisme ne l’immunise pas contre le terrorisme islamique.
Les démons antisémites qui ont sévi à Barcelone il y a quelques siècles ont fait plan aux démons antisionistes qui ne sont qu’une nouvelle forme d’antisémitisme.
Les vieux démons avaient poussé Nahmanide à émigrer en Israël. Les nouveaux démons ont incité récemment le Grand rabbin de Barcelone[7], à l’instar de Nahmanide, à déclarer que L’Europe était perdue et que les Juifs devaient la quitter pour émigrer Israël.
Ce n’est pas en sacrifiant Israël que l’Europe évitera de nouveaux attentats meurtriers, par contre en adoptant une politique plus juste envers Israël, peut-être que l’Europe finira par sauver son âme.

Paul David.

[1] Léon Poliakov : « Histoire de l’antisémitisme, I – L’âge de la foi ». Chapitre : « L’Espagne des trois religions » (p. 129-131)
[2] (traduit de l’hébreu et du latin par) Eric Smilévitch et Luc Ferrier : « La dispute de Barcelone ». Introduction  (p. 13-14)
[3] Marianne Picard : « Juifs et Judaïsme, de 70 à 1492 – Tome 2 ». (p. 204-205).
[4] Esther Benbassa/Aron Rodrigue : « Histoire des Juifs sépharades ». Chapitre : « La fin de Sefarad ? (Prologue) ». (p. 37 à 39)
[5] http://www.lemondejuif.info/2017/04/haine-disrael-espagne-ville-de-barcelone-apporte-soutien-mouvement-antijuif-anti-israelien-bds/
[6] http://www.lemondejuif.info/2017/05/haine-disrael-ville-de-barcelone-invite-terroriste-palestinienne-leila-khaled/?fref=gc
[7] http://www.lphinfo.com/grand-rabbin-de-barcelone-leurope-perdue-juifs-doivent-quitter/



Nathalie Goulet, sénatrice UDI, réclame une législation anti-juive....


La sénatrice UDI de l’Orne Nathalie Goulet souhaite que les dons que font les Français [ce sont essentiellement des juifs] à l’armée de l’Etat juif ne bénéficient plus de réductions d’impôts.

Il n’y avait pas eu en France de loi anti-juive depuis 1940 quand avaient été promulguées les principales lois et ordonnances qui ont bouleversé la vie des Juifs de France. Cela démange certains.
La sénatrice, qui n’a jamais demandé à vérifier si l’argent versé par la France aux colons arabes Palestiniens enfreignait la loi en arrivant sur les comptes d’organisations terroristes, a posé une question écrite au ministre des Finances concernant la réglementation qui permet aux Français de défiscaliser leurs dons envoyés à Tsahal.
Voici ce qu’écrit la sénatrice qui réclame une législation anti-juive :
« Mme Nathalie Goulet attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des finances et des comptes publics, chargé du budget sur la réglementation actuelle qui permet aux Français et Françaises qui font des dons à l’armée israélienne (Tsahal), de défiscaliser leurs dons et leur donne le droit à 60 % de réduction d’impôts, dans la limite de 20 % du revenu imposable. Il s’agit donc d’une niche fiscale payée par le contribuable français au profit d’une armée étrangère.

Elle souhaiterait avoir l’explication de cette disposition exorbitante du droit commun. »
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Faut-il rappeler à la sénatrice qu’Israël est un allié de la France ?
Que Tsahal est l’armée la plus morale au monde ?
Que Tsahal défend le peuple juif, et c’est une mission humanitaire qui devrait au moins une fois par an, le jour de célébration de l’holocauste, être chaleureusement saluée par l’ensemble des pays européens y compris par madame la sénatrice ?
Rappeler à la sénatrice que les colons arabes palestiniens sont élevés à la haine du juif depuis le biberon jusqu’au coup de couteau qu’ils plantent dans le dos d’innocents piétons israéliens ?
Et qu’à ce titre, la sénatrice devrait applaudir les Français qui envoient de l’argent à la seule armée qui empêche les fidèles descendants des collaborateurs des nazis pendant la seconde guerre mondiale de terminer le travail d’Hitler ?
Rappelons-nous que l’UDI, parti centriste, abrite également la sénatrice UDI Sylvie Goy-Chavent qui avait réclamé elle aussi une autre loi anti-juive, l’interdiction de l’abattage casher, sous le faux prétexte de la souffrance des animaux, laquelle souffrance elle n’avait pas voulu regarder concernant les oies gavées, et surtout le catastrophique abattage halal.
© Hervé Roubaix pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

Mahmoud Abbas envoie un télégramme pour féliciter le dictateur Kim Jong-un .....


Le président palestinien a souhaité au dictateur Nord-Coréen « santé et  bonheur » – deux choses dont les millions de Nord-Coréens qui meurent de faim ou sont torturés dans les camps de Kim ne profitent pas.

Au plus Haut de la crise qui a mobilisé la quasi totalité de la communauté internationale contre elle, la république populaire démocratique de Corée de Kim Jong-Un a conservé au moins un fier admirateur : Mahmoud Abbas.
Le Président de l’Autorité Palestinienne a félicité le dictateur Nord-Coréen à l’occasion du «jour de la libération» de son pays. Dans sa déclaration, Abbas a exprimé «l’appréciation de la solidarité ferme en soutien aux droits du peuple [Palestinien] et de notre lutte juste pour mettre fin à l’occupation», et a souhaité au leader «santé et bonheur.» La déclaration d’Abbas lors de la journée Nationale de Corée du Sud, qui tombe également le 15 août, a été très limitée en comparaison.
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Les bénédictions pour Kim, frappé d’une entente international contre la création d’un nucléaire nord-coréen, ressemblent à un énorme échec diplomatique, peut-être même une répétition à petite échelle du soutien – il était également tout seul à le faire – apporté à Saddam Hussein lors de son invasion du Koweït en 1990. La déclaration d’aujourd’hui, comme cette crise, souligne une continuité dans la politique étrangère palestinienne : la direction du mouvement a montré historiquement une fidélité sans remords pour ses partisans, peu importe la façon dont ces courbettes peuvent sembler au reste du monde, ni à quel point ces alliances peuvent être contre-productives pour le maintien à long terme des Palestiniens.
Autre exemple, il suffit de se souvenir du message d’Abbas félicitant Bashar al-Assad pour sa « réélection » en 2014 sur le cadavre de centaines de milliers de morts, et le Fatah rétablissant ses liens avec le régime assailli et isolé d’Assad en 2015.
La Corée du Nord est un cas d’école.
Pyongyang a soutenu les groupes militants palestiniens depuis le milieu des années 1970. La Corée du Nord a armé le FPLP, Front populaire pour la libération de la Palestine, conduisant un juge fédéral américain à tenir en 2010 le régime de Kim responsable du massacre de l’aéroport de Lod de 1972, alors que Yasser Arafat s’est rendu à la capitale Nord-Coréenne une demi-douzaine de fois, et avait une relation amicale avec le fondateur du régime, Kim il-Sung.
Plus récemment, la Corée du Nord a été à plusieurs reprises tentée d’envoyer des armes au Hamas et au Hezbollah.
L’affinité du régime de Kim pour la cause palestinienne n’est pas non plus surprenante. Bien qu’elle doive son existence à l’intervention d’une puissance étrangère, la RPDC qui se considère comme l’avant-garde anticoloniale, s’est associée à la même lutte mondiale contre l’impérialisme de ses camarades palestiniens. Et les Israéliens n’ont pas toujours considéré les Kim comme implacablement hostiles. Selon un rapport de 2006 d’Haaretz, au début des années 1990, Israël a envisagé la possibilité de donner à la Corée du Nord une aide économique de 1 milliard de dollars pour l’inciter à suspendre ses programmes de missiles.
L’idée n’a jamais été concrétisé. « Le Mossad a eu vent du plan et a envoyé sa propre délégation à Pyongyang pour le torpiller », a déclaré un expert sur le contrôle de la circulation des armes l’année dernière. « Apparemment, des délégations concurrentes du ministère Israélien des Affaires étrangères et du Mossad se sont rencontrées lorsqu’elles ont pris le même vol que Pyongyang ».
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Reproduction autorisée avec la mention suivante : traduction © Prescilla Stofmacher pour Dreuz.info.

Les agressions violentes se multiplient sur marché aux Puces de Saint-Ouen....


Les agressions violentes se multiplient sur le marché aux Puces de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). Des groupes de voleurs investissent désormais certaines rues les jours de fortes affluences. Les langues se délient chez les habitants et commerçants des deux côtés du périphérique parisien.
Les violences se multiplient sur le marché aux Puces de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). Des groupes de voleurs -trois, quatre, cinq voire une quinzaine de personnes- investissent désormais certaines rues les jours de fortes affluences, les samedi, dimanche ou lundi, en fin d’après-midi. Les langues se délient chez les habitants et commerçants des deux côtés du périphérique parisien, à Saint-Ouen ou dans le 18e arrondissement à Paris. Ce qui est nouveau, c’est la violence des attaques.
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« C’est très délicat pour tous les commerçants, tout ce qui se passe ici, c’est un sujet tabou » — Hanungg, commerçant depuis 15 ans
Allées pittoresques, antiquités exclusives, enseignes branchées et pickpockets : la carte postale des Puces de Saint-Ouen, qui attirent trois à quatre millions de visiteurs aux portes de Paris, est entachée par des violences qui s’amplifient depuis quelques mois. Le marché d’antiquités, présenté comme le plus important au monde, pâtit de la mauvaise publicité qui fait fuir la clientèle étrangère.
Les langues se délient depuis une agression à coups de machette qui a fait deux blessés le 9 juillet. Ce sont des voleurs qui ont détroussé des passants sur le marché. D’après les enquêteurs, trois pickpockets, toujours recherchés, sont à l’origine de cette agression, pour se venger d’un homme du quartier qui les avait forcés à restituer un téléphone portable.
Des vigiles privés payés par la municipalité
Pour contenir les phénomènes de violence, la ville de Saint-Ouen a décidé il y a deux ans de barrer la circulation dans des rues via un arrêté municipal et surtout d’engager des vigiles privés. La municipalité y consacre chaque mois 20 000 euros. Mais rien y fait, l’ambiance se dégrade reconnaît Hanungg, commerçant depuis 15 ans. « Tous les voleurs reviennent tous ici, vers cinq heures du soir », explique-t-il.
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Qui sont-ils ?
Qui sont-ils ces pickpockets qui agissent à quatre, à cinq voire une quinzaine d’individus, le long du périphérique, porte de Montmartre et porte de Saint-Ouen ? Hakim, un commerçant, est convaincu que ces voleurs sont des clandestins. « Ce sont des Algériens, Marocains. Des Magrébins comme moi. Je ne comprends pas ces gens. (…) En fait, ils se sont installés tout doucement. Ils ne se sont pas fait réprimander. Ils ont volé une fois, ils ont vu que c’était facile. Ils sont venus à trois, à quatre, à cinq. C’est vers 17h30 ou 18 heures et petit à petit en journée » raconte-t-il.
« Ils sont du côté des biffins. Ils s’en prennent aux gens qui achètent chez ceux qui vendent vraiment de la brocante, ce qu’ils ramassent dans les poubelles. Ils viennent agresser les gens qui viennent acheter » — Hakim, commerçant depuis une dizaine d’années aux Puces
La rue Jules-Vallès © Radio France – Denis Souilla
« Du côté des biffins, il y a des pickpockets qui se sont installés (…). Ils viennent vendre et ils sont très agressifs quand ils sont en surnombre. » — William Delannoy, maire UDI de Saint-Ouen.
Depuis le 18 juillet, la préfecture de police de Paris a mis en place un « dispositif de sécurisation » des Puces, pensé pour améliorer la coordination des forces de l’ordre sur ce secteur à cheval entre Paris et la Seine-Saint-Denis. Une brigade spécialisée, rattachée au commissariat de Saint-Ouen, existe déjà mais des opérations policières renforcées pourraient être lancées dans les prochaines semaines.
La rue Lecuyer, aux Puces de saint-Ouen © Radio France – Denis Souilla
La rue Jean-Henri-Fabre où des groupes de voleurs se forment quelques fois
© Radio France – Denis Souilla
© Radio France – Denis Souilla
© Radio France – Denis Souilla
La rue neuve Pierre-Curie barrée à la circulation
© Radio France – Denis Souilla
© Radio France – Denis Souilla
Les Puces de Saint-Ouen, près du périphérique, côté Seine-Saint-Denis
– © Ville de Saint-Ouen
Source : Francebleu.fr

samedi 19 août 2017

3000 djihadistes reviennent en Europe ; 90 mosquées radicales en Espagne…


Voilà la population visée par le plan de suivi psychiatrique de nos bienveillants hommes politiques. Décidément ils nous coûtent un pognon fou :
1.) Assistés avant de partir
2.) Assistés pendant leur guerre, on leur envoie même LEURS revenus
3.) Ils reviennent on les soigne à nos frais et on en fait des assistés à vie.
La plupart des rapatriés de Daesh et d’Al-Qaida sont « victimes de traumatismes pour avoir tué des personnes ou assisté à de nombreux actes de violence », explique le rapport RAN, qui propose un catalogue de mesures aux autorités européennes. Parmi ceux-ci, afin d’évaluer rapidement le niveau de dangerosité de chacun des rapatriés, de mener à bien un «traitement individualisé» visant à la normalisation et à l’intégration sociale des ex-jihadistes.
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Bruxelles avertit du retour en Europe de plus de 3 000 jihadistes de Syrie et d’Irak
Entre 1 200 et 3 000 « Européens » qui ont combattu avec le mouvement djihadiste Daesh en Irak et en Syrie, seraient sur le retour dans leur pays d’origine, selon un rapport d’expert créé par la Commission européanisée a fait savoir par l’Agence France Presse (APF) . « La majeure partie des États membres de l’UE doivent s’attendre à une augmentation lente mais progressive du retour des combattants » de Daesh et Hayat Tahrir al-Cham (HTS, l’ancien Al Nusra, l’armée d’Al Qaeda en Syrie) , Dit le rapport du Réseau Européen de Sensibilisation à la Radicalisation (RAN), le groupe d’experts créé par Bruxelles.
Le nombre de djihadistes qui retournent en Europe augmentera rapidement si Daesh est vaincu en territoire irakien et syrien, et finira par disparaître sous sa forme actuelle de «califat». Le rapport RAN, qui fait également référence au retour des femmes et des enfants des djihadistes, estime qu’environ 30 pour cent des combattants européens sont déjà rentrés, certains sont en détention et beaucoup d’autres vivent dans la clandestinité.
Selon RAN, « plus de 42 000 combattants terroristes étrangers » se sont rendus en Syrie et en Irak pour se battre avec Daesh entre 2011 et 2016, allant jusqu’à 120 pays. On estime que quelque 5 000 terroristes qui se battent avec Daesh ont un passeport européen. La plupart d’entre eux sont de Belgique, France, Allemagne, Royaume-Uni, Autriche, Danemark, Finlande, Italie, Pays-Bas, Espagne et Suède, selon le rapport remis en juillet dernier à la Commission européenne. Entre 15 et 20 pour cent sont morts au combat, 30 à 35 pour cent sont retournés en Europe et environ 50 pour cent restent en Syrie et en Irak.
::. Cellules dormantes .::
La mobilisation des djihadistes étrangers a connu son pic en 2015. Les Services de Renseignement européens sont conscients de l’étape retour par les indications reçues lors des derniers attentats terroristes à Paris et à Bruxelles. Les causes du retour en Europe sont diverses, selon le rapport. Ils reviennent parce qu’ils «ont perdu leurs illusions» du djihad global ; par «remords» ; par la nostalgie d’une vie confortable à la maison ; ou parce qu’ils prétendent se joindre aux cellules dormantes djihadistes en Europe ». Un pourcentage d’entre eux ont été arrêtés peu de temps après leur retour.
La dernière vague de retour des «jihadistes« européens » est « plus violente et idéologique que la précédente » laquelle ne voulait que renverser Bachar al-Assad en Syrie ce qui caractérise cette nouvelle vague « comme beaucoup plus dangereuse ».
La plupart des rapatriés de Daesh et d’Al-Qaida sont « victimes de traumatismes pour avoir tué des personnes ou assisté à de nombreux actes de violence », explique le rapport RAN, qui propose un catalogue de mesures aux autorités européennes. Parmi ceux-ci, afin d’évaluer rapidement le niveau de dangerosité de chacun des rapatriés, de mener à bien un «traitement individualisé» visant à la normalisation et à l’intégration sociale des ex-jihadistes.
Après avoir pris de vastes territoires en Irak en 2014, Daesh a perdu une grande partie de ses conquêtes au cours des deux dernières années après l’offensive de l’armée irakienne, aidée par la coalition internationale anti-jihadiste dirigée par les États-Unis. La chute de Mossoul, la capitale du «califat» en Irak, a été un coup pour le mouvement al-Baghdadi, qui perd graduellement le contrôle de Raqa dans le nord de la Syrie et la capitale de facto du groupe djihadiste. [Indisposition du Traducteur : Pardon ! je tousse ; je ressens comme une entorse à la réalité qui me met un tigre dans la gorge ! 😏]
::. Attaques peu coûteuses .::
Le retour, volontaire ou non, des djihadistes vers l’Europe – avec l’expérience du combat et de la manipulation des explosifs – est un facteur inquiétant après la succession d’attaques peu coûteuses des deux dernières années, soit environ une vingtaine.
Le retour des anciens combattants de Daesh, dans une moindre proportion, vient de la branche syrienne d’Al-Qaïda ; c’est un stimulant pour les deux principaux mouvements terroristes islamistes – les deux sont sunnites, la principale branche islamiste – pour établir une sorte d’alliance, tant en termes de propagande que de logistique pour les attaques. Pourquoi ne l’ont-ils pas fait jusqu’à présent ?
En fait, Daesh et Al Qaeda partagent le fondamental : ils visent à imposer l’islam à l’échelle mondiale tant dans les territoires à majorité musulmane (Dar al-Islam) et à la majorité des « infidèles » (Dar al-Harb). Les deux mouvements armés sont salafistes, c’est-à-dire les partisans de l’interprétation littérale et radicale du Coran selon le modèle des premiers califes. Le noyau dur d’Al Qaida et de Daesh a été formé dans les enseignements de la secte saoudienne Wahabite, zélatrice du respect strict de la loi islamique, application de la Shariah. Les différences ont été produites par le personnalisme et la stratégie politique. Depuis les attentats du 11 septembre, le mouvement d’Al-Qaïda a favorisé l’essor des franchises mondiales en Afrique et en Asie pour diffuser son message et déstabiliser les régimes. Le printemps arabe lui a donné l’occasion de tenter l’assaut du pouvoir dans plusieurs régimes arabes, qu’il juge infidèles et illégitimes en raison de leur collaboration avec l’Occident.
Par contre, Daesh a choisi de se concentrer sur la conquête militaire du territoire en Irak et en Syrie, où, après avoir proclamé le «califat», le premier depuis sa disparition en Turquie, il développe depuis 2014 les instruments bureaucratiques d’un État de substitution.
::. Contrôle policier .::
Le retour de masse éventuel des djihadistes européens, après la chute de Mossoul, trouve un terrain propice pour propager le nouveau modèle de califat omniprésent.
Le Renseignement suédois a récemment révélé que la police contrôle les mouvements de 2 000 radicaux musulmans.
Pour sa part, la police espagnole, plus portée sur l’action que sur l’information, estime que sur les 1.500 lieux de prière enregistrés en Espagne, 6 pour cent ont répandu des «messages radicaux».
[Note du tarduc : 6% de 1500 LIEUX et non personnes, ça fait tout de même beaucoup de pétards non mouillés dans la nature et des promesses de jeu de mains, jeu de vilains avec les poignards. ; pas mal 90 lieux de PRIÈRE -(hum, hum, je tousse encore ; pardon !)- dans lesquelles on prêche non pas la bonne nouvelle mais la mauvaise.]