samedi 20 janvier 2018

Décès à 91 ans de Paul Bocuse, le pape de la gastronomie française...Vidéo....


Avec ses trois étoiles conquises dès 1965, « Monsieur Paul » était considéré comme l’un des plus grands chefs au monde.

Paul Bocuse est décédé ce samedi à l’âge de 91 ans. Originaire de la région lyonnaise, il était considéré comme l’un des plus grands chefs français, détenteur de trois macarons du guide Michelin depuis 1965. Atteint de la maladie de Parkinson depuis plusieurs années, il avait également subi plusieurs pontages.
C’est le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, ancien maire de Lyon, qui a annoncé son décès sur Twitter, saluant « le pape des gastronomes ». « Monsieur Paul, c’était la France. Simplicité et générosité. Excellence et art de vivre. […] Puissent nos chefs, à Lyon, comme aux quatre coins du monde, longtemps cultiver les fruits de sa passion », écrit le ministre dans son tweet.
Commandeur de la Légion d’honneur, seul chef entré au musée Grévin, désigné « cuisinier du siècle » en 1989 par Gault et Millau, Paul Bocuse a créé un groupe estimé à plus de 50 M€ et constitué d’écoles, de restaurants, de brasseries et de lieux de restauration rapide.

Une renommée internationale

Si la figure amirale de cet empire est L’Auberge du Pont de Collonges, son restaurant de Collonges-au-Mont-d’Or, près de Lyon, mais la renommée de Paul Bocuse était internationale. Désigné « Chef du siècle » en 2011 par l’Institut culinaire américain de New York, il a également ouvert des brasseries et restaurants au Japon, en Floride ou à Shanghai.
Cet infatigable globe-trotteur était né le 11 février 1926 dans une famille de cuisiniers de père en fils, à Collonges-au-Mont-d’Or. Entré en apprentissage à 16 ans à Lyon - enfant, il préférait la chasse et la braconne aux études -, il poursuit après la guerre sa formation chez Eugénie Brazier, première femme triplement étoilée en 1933, qui lui inculquera la rigueur. Puis chez Fernand Point, à Vienne (Isère), au début des années 1950, devenu son « maître à penser ».
Paul Bocuse obtient sa première étoile au Michelin en 1958, puis une deuxième deux ans plus tard en transformant l’auberge familiale, à la façade verte et rose, où trône son portrait en trompe-l’œil. Meilleur Ouvrier de France en 1961, il décroche sa troisième étoile en 1965, consacrant sa fulgurante ascension.

« Poularde demi-deuil » et « gratin de queues d’écrevisses »

Dans « Paul Bocuse, le Feu sacré » (Ed. Glénat - 2 005), il se définissait comme « un adepte de la cuisine traditionnelle », qui « aime le beurre, la crème, le vin », et pas « les petits pois coupés en quatre ». « Oui, sûrement, ma cuisine est ringarde », admettait ce bon vivant qui se régalait de « plats simples » comme le pot-au-feu ou le bœuf bourguignon.
On affluera du monde entier pour déguster sa « poularde demi-deuil », son « gratin de queues d’écrevisses », ou sa « soupe VGE », un consommé à la truffe surmonté d’un dôme de pâte feuilletée, créé en 1975 pour la remise de sa Légion d’honneur à l’Elysée. Ces derniers temps, des critiques assuraient que son restaurant des bords de Saône n’était plus à la hauteur et certains guides le classaient dans la catégorie institution, sans le noter.
Préparant sa succession, il avait ouvert en 2010 le capital de ses brasseries lyonnaises et placé des proches à des postes stratégiques en France et aux Etats-Unis. « Je travaille comme si j’allais vivre 100 ans et je savoure la vie comme si chaque jour était le dernier », se plaisait-il à dire.
Ce séducteur invétéré, qui arborait fièrement un coq tatoué sur son épaule par les Américains pendant la guerre, était un polygame assumé : marié depuis 1946 à Raymonde, qui lui a donné une fille, il a aussi partagé sa vie pendant plus de 60 ans avec Raymone, la mère de son fils Jérôme, et pendant plus de 40 ans avec Patricia, qui gère sa communication.
« J’adore les femmes et nous vivons trop longtemps de nos jours pour passer une vie entière avec une seule », confiait-il en 2005 au Daily Telegraph.

vendredi 19 janvier 2018

Israel : Orages : coupures de courant, routes fermées et crues dans l’ensemble du pays.


Des rafales de vent allant jusqu'à 120 km/h ont été enregistrées à Tel Aviv ; plusieurs routes sont fermées en raison des coulées d'eau et de boue, dont l'autoroute du littoral....


La tempête inhabituellement forte qui a frappé Israël jeudi soir et qui s’est poursuivie vendredi matin s’est traduite par d’importantes précipitations, notamment dans le nord du pays. Certaines routes ont été fermées et des rafales de vent allant jusqu’à 120 kilomètres/heure ont été enregistrées à Tel Aviv.
Le petit village de Dalton, dans le nord de la Galilée, enregistre les précipitations les plus importantes, avec 45 millimètres de pluie pendant la nuit. Quarante millimètres sont tombés sur le nord du plateau du Golan, 36 sur la frontière avec le Liban, et 34 à Safed.
Le reste du pays a également été touché par la pluie, dans une moindre mesure. Jérusalem enregistre 23 millimètres de pluie, 19 pour Haïfa, 15 pour Tel Aviv et même Beer Sheva, la métropole en plein désert, a vu 10 millimètres de pluie.
Quinze centimètres de neige sont tombés sur le mont Hermon, la plus haute montagne d’Israël, mais les pistes de ski seront fermées ce vendredi en raison des vents.
Des crues soudaines sont attendues dans le désert de Judée, aux abords de la mer Morte et dans le Néguev, parce que les gorges sèches seront submergées par les précipitations aux sommets des montagnes.
Selon les médias israéliens, les vents les plus forts ont été enregistrés à Tel Aviv, avec des rafales à 120 kilomètres/heure.
Malgré les fermetures des routes et certaines coupures d’électricité, les conditions météorologiques n’ont pas causé de fermeture des écoles ce vendredi.
Les villes d’Ashkelon, de Haïfa, de Hadera, de Netanya, d’Ashdod, de Ramat Gan, de Kafr Kassem, de Tira, de Kfar Saba, de Dimona, de Rehovot, de Rishon Lezion, de Qalanswa et le centre de la Cisjordanie ont subi des coupures d’électricité. Les équipes de la Compagnie israélienne d’électricité ont travaillé toute la nuit pour rétablir le courant en quelques heures.
Les coupures sont principalement imputables à des lignes électriques qui sont tombées à cause des rafales de vents ou des chutes d’arbres. La Compagnie israélienne d’électricité a diffusé un communiqué enjoignant le public à ne pas s’approcher des câbles au sol.
L’autoroute du littoral, la Route 2, a été fermée près de l’échangeur Yanai, au nord de Netanya, en raison des coulées d’eau et de boue qui représentent un danger pour les motards. La Route 977 en Galilée a été fermée depuis l’échangeur Gome jusqu’au kibboutz Neot Mordechai, après qu’un tronc d’arbre est tombé et a barré la route. La Route 581 près du kibboutz Ein HaHoresh, près de Hadéra, a également été fermée au public, tout comme la route menée à Tel Mond, toujours à cause d’arbres qui barraient la route.
Deux personnes ont été légèrement blessées par la chute d’un arbre sur leur voiture à Beit Shean. Un motard de 46 ans a également été légèrement blessé quand sa voiture a glissé pour contourner un arbre au sol à Ramat Gan. D’autres chutes d’arbres ont été signalées à Tel Aviv, à Haïfa, à Netanya et à Even Yehuda.
Les conditions orageuses devraient s’estomper dans l’après-midi de vendredi, mais les températures resteront inhabituellement basses pour la saison. La pluie devrait revenir lundi.

Paul Amar : « Le journaliste doit travailler sur les faits, non l’émotion » Vidéo !


"Je me suis inscrit dans une logique journalistique en proposant une grille de lecture du conflit israélo-palestinien basée sur les faits", explique le journaliste;;;


Aujourd’hui l’ancien présentateur vedette du journal de 20H sur France 2 « se repose ». Paul Amar s’occupe de ses enfants, voit ses amis et sa famille. Après avoir donné « sa vie et son temps à I24News », quittée brusquement pour des raisons qu’il ne souhaite pas évoquer, l’éphémère directeur de l’information de la chaîne de Patrick Drahi est de retour en Israël pour parler de journalisme – de son « pouvoir réel ou illusoire ».
La soirée se tiendra le 21 janvier, au Netanya Academic College. Il y sera question de la perte d’influence des médias traditionnels face à la Toile, et du rôle délicat d’un journaliste juif français, souvent sur la sellette.
Times of Israël : Lors d’une interview sur France Inter en décembre 2015, Sonia Devillers accusait I24News de s’aligner sur « la ligne de Benjamin Netanyahu ». Durant votre passage à I24News, où vous avez occupé le poste de directeur de l’information et de présentateur de l’émission Paris-Jaffa de avril 2015 à mars 2017, avez-vous eu le sentiment d’incarner une « voix d’Israël » en France, en apportant votre renommée et votre expérience à la jeune chaîne d’information de Patrick Drahi ?
Paul Amar : Non, je n’étais pas la « voix d’Israël ». Quand Patrick Drahi a créé I24, il l’a tout de suite positionnée comme une chaîne internationale d’informations.
Il a ainsi créé trois chaînes en langues française, anglais et arabe. Ce n’est pas rien, imaginez la création d’une chaîne en langue hébraïque dans un pays arabe ! Cela n’existe pas.
De mon côté, j’ai été très clair avec Patrick Drahi quand je suis arrivé.
Je me suis inscrit dans une logique journalistique en proposant une grille de lecture du conflit israélo-palestinien basée sur les faits, rien que les faits. Donc non, je ne suis pas la voix d’Israël. Netanyahu n’est d’ailleurs jamais venu dans Paris-Jaffa.
Pourquoi a-t-il refusé ?
Honnêtement, je ne sais pas. Pourtant, ce n’est pas faute de l’avoir invité.
J’avais en effet été interviewé par France Inter après ma nomination à I24. La journaliste m’avait dit ‘vous êtes le porte-parole de Benyamin Netanyahu’. J'[avais] été extrêmement choqué de cette accusation et de ce soupçon. Je lui répondrais aujourd’hui qu’il n’a jamais répondu à nos invitations.
Cette position de journaliste, à la fois juif et Français, est si difficile à tenir ?
C’est difficile évidemment, car on nous soupçonne d’être partisan.
D’autre part, il faut bien se battre contre le politiquement correct qui considère qu’Israël et la Palestine, sont respectivement le diable et le bon Dieu.
C’est difficile, car lorsqu’on essaye de faire son métier correctement, on est forcément dans la nuance, forcément dans le discernement.
Il suffirait de reprendre toutes mes émissions pour voir qu’elles n’avançaient que sur des faits et des analyses qui reposaient sur ceux-ci.
Delphine Horvilleur, rabbin d’une communauté libérale parisienne a été victime il y a quelques semaines de violentes attaques sur les réseaux sociaux. Elle avait émis des doutes sur le bien-fondé de la décision de Donald Trump sur Jérusalem. Elle a dénoncé les « sites poubelles » et « d’extrême-droite » de la communauté juive française. Quel regard portez-vous sur l’ensemble de ces blogs juifs francophones ?
Je regrette que ces réseaux sociaux fassent passer l’émotion avant la réflexion, parfois la fausse nouvelle avant la vraie nouvelle, le commentaire avant l’analyse.
Mais n’ayant pas lu ce qui a été écrit sur Delphine Horvilleur, je ne peux pas commenter. Je dirais simplement qu’elle n’est pas la seule personnalité juive à émettre des réserves sur la déclaration de Trump, c’est dire la diversité de la communauté juive.
Ce serait d’ailleurs une erreur de réduire la diaspora à cette seule sphère-là qui défend Israël bec et ongles.
Le titre de votre conférence laisse entendre que les médias traditionnels ont perdu leur pouvoir. Avez-vous été témoin de ce déclin ?
Il est clair que les médias n’ont plus ce pouvoir de peser sur les décisions des politiques comme ils l’avaient auparavant, du temps de la IVe République et au tout début de la Ve.
Aujourd’hui, le pouvoir des médias traditionnels est singulièrement écorné par un nouveau pouvoir qui balaie tout comme un tsunami sur son passage : le pouvoir du net.
Avec un très beau versant, certes, celui du savoir. Mais aussi avec un versant diabolique où se déversent des torrents de boue, de rumeurs, provenant de gens sur les réseaux sociaux en mal de commentaires faits de haine et de détestation, et qui rendent le net extrêmement suspect.
Vous avez dû suivre les vœux d’Emmanuel Macron à la presse. Qu’avez-vous pensé de sa volonté de créer une loi contre les fake news?
J’applaudis, vraiment ! Je suis très choqué par l’impunité qui règne sur Internet.
Voyez le décalage entre le statut des médias traditionnels et le statut du net. La télévision, par exemple.
En France, nous avons un gendarme : le Comité de surveillance audiovisuel (CSA). Ainsi, dès qu’une erreur est commise, dès qu’un animateur franchit la ligne, le CSA le convoque, lui et le président de la chaîne, les met en demeure et les sanctionne parfois durement.
Le dernier cas est celui de Cyril Hanouna : le groupe Bolloré a été sanctionné financièrement. Le rôle de ce gendarme est donc que les médias audiovisuels se comportent d’une façon républicaine et respectable. Mais ce gendarme est inexistant pour le net.
Donc il me semble qu’il faudrait aller encore plus loin que cette idée de loi contre les fake news.
Ces commentaires déversés à longueur de journée sur les réseaux sociaux tous les jours font énormément de mal, et ils finissent par influer sur la jeunesse elle-même, et conduire à des violences.
Pour y parvenir, il faudrait avoir assez de poids sur les GAFA, les géants du net que sont Google, Apple, Facebook, Amazon ou Twitter. Mais ils ont démontré leur réticence à collaborer avec la justice…
D’abord, il faut le dire, leurs créateurs sont fantastiques. Du point de vue du progrès, ils nous apportent énormément, on ne peut que les remercier.
Mais, vous savez, la loi économique commande tout. Ils font tellement de bénéfices avec leur empire qu’ils ferment les yeux sur ses effets pervers. Il y a une prise de conscience nécessaire, et si elle n’est pas suffisante, il faut légiférer et les contraindre, tout simplement.
Moi qui étais journaliste à la télévision, je faisais attention à ce que je disais, sinon j’étais convoqué par le CSA. Il n’y a aucune raison de ne pas contraindre les géants du net quand il le faut.
Paul Amar proposait des gants de boxe à Bernard Tapie et Jean-Marie Le Pen...
A propos de CSA, vous avait-il convoqué en 1994, pour avoir apporté des gants de boxe lors du débat que vous animiez entre Bernard Tapie et Jean-Marie Le Pen sur France 2, et qui vous a valu l’éviction du journal de 20H ?
Non, le CSA connaissait très bien le président de France Télévisions et connaissait très bien quelles étaient ses très très mauvaises habitudes par rapport au pouvoir politique.
Je n’ai été convoqué par le CSA et le milieu professionnel a parfaitement compris ce qu’il se passait. (Il s’agit de Jean-Pierre Elkabach, que Paul Amar accuse de compromission avec le pouvoir dans son livre Blessures).
De manière très violente, Israël divise l’opinion. Avez-vous l’espoir que le journalisme puisse créer une troisième voie au milieu des factions rivales, où le dialogue aura pour base les faits et non l’émotion ?
Quand j’étais à I24, j’ai réformé les programmes, c’est la mission que m’avait confié Patrick Drahi.
J’ai créé plusieurs émissions, notamment l’émission Orient que j’ai confié à Cyril Amar. C’était précisément le but de la mission que je lui avais confiée, car il parle arabe, et connaît très bien le monde arabe.
Le but était de permettre aux téléspectateurs israéliens de mieux connaître ce monde arabe. Cette émission Orient a permis « d’ouvrir l’angle », et semaine après semaine de découvrir le monde arabe.
Dans cette émission, Cyril Amar a souvent organisé de magnifiques débats entre les uns et les autres. Il a démontré qu’on pouvait se parler. C’est le principe même de la démocratie, et c’est tout à l’honneur d’Israël de permettre ces échanges entre les uns et les autres qui ne sont pas du même avis.
Quel retour avez-vous eu de la part de vos spectateurs lorsque vous faisiez intervenir des personnalités du monde arabe, dont l’apparition reste malgré tout insolite dans une chaîne juive à l’audimat plutôt populaire ?
Je ne vais parler que de la période où je me trouvais à I24, et lorsque j’étais présentateur de l’émission Paris-Jaffa.
Pendant cette période, j’avais d’excellents retours de la part des francophones que je croisais chaque jour à Tel Aviv qui ne se privaient pas de me donner un avis sur mon travail.
J’avais aussi ce retour quand je rentrais en France où je donne énormément de conférences au Bnai Brith, au Crif etc….
J’ai donc pu réaliser un sondage grandeur nature, et les retours sur mon travail, sur Paris-Jaffa, sur la professionnalisation d’I24 ont été excellents.
On vous félicitait aussi de l’introduction d’un pluralisme des opinions ?
Non, on me félicitait parce que je proposais une autre grille de lecture de l’actualité proche-orientale.
La communauté juive francophone souffre énormément de l’attitude des médias à l’égard d’Israël, elle souffre énormément des conséquences et des actes antisémites.
Les Juifs de France considèrent à tort ou à raison que les médias dans leur majorité donnent une perception plus que négative de l’Etat d’Israël en le rendant responsable systématiquement de tout.
Un exemple, quand l’Unesco a pris cette décision étrange de dissocier le peuple juif de Jérusalem, ce qu’on a fait dans Paris-Jaffa a été de simplement rappeler l’histoire de Jérusalem, et son lien historique avec le peuple juif. La communauté ne trouvait pas ça ailleurs.
Ce sont les faits qu’il faut rappeler. Je me suis toujours situé dans une logique journalistique en me contentant de rapporter des faits parfois déformés ou occultés.
Voilà comment je considère mon travail. Mais je n’ai jamais été partisan dans ma vie.
Quels sont projets ?
Je vais sans doute écrire. Mais je fais en ce moment une pause méritée, car j’étais seul en Israël et j’ai donné ma vie et mon temps à I24, cela m’a épuisé.
Mais, je tiens à le souligner, côtoyer cette rédaction oú j’ai pu conjuguer mes deux passions, le journalisme et la transmission a été un bonheur inouï.

Ils viennent du monde entier en Israël pour apprendre les exercices antiterroristes....


« Israël vient de mettre en pratique un exercice simulant une attaque terroriste avec des pertes massives ». Priorité absolue en Israël : Sauver toute vie des horreurs terroristes !

Comment aborde-t-on la lutte antiterroriste en Israël ? IPRED V, la cinquième conférence internationale dirigée par le ministère de la Santé israélien et la Défense passive, a eu lieu cette semaine, du lundi au mercredi.
Mercredi, le dernier jour de la conférence, un exercice à grande échelle a eu lieu simulant un méga accident de masse dans un stade impliquant plusieurs terroristes, fusillades, coups de couteau et explosifs etc.
Sous la houlette du personnel de Magen David Adom (MDA), de faire montre de ses douzaines d’ambulanciers paramédicaux, de ses unités mobiles de soins intensifs, de ses medi-cycles, des mini-MERV, des jeeps, un hélicoptère et plus encore. Les forces du MDA ont opéré en coopération avec des représentants du ministère de la Santé, de la municipalité de Petah Tikva, de l’hôpital Beilinson et de toutes les forces de sécurité, forces de secours et forces nationales d’urgence y compris la Défense passive, la police israélienne.
À la fin de l’exercice, les participants à la conférence venus du monde entier ont visité la scène et ont  été plus particulièrement impressionnés par le véhicule de commandement de district de MDA aux technologies extraordinairement d’avant-garde !

Ils condamnent puis comprennent

« La conférence visait à promouvoir l’échange de connaissances et à renforcer la préparation aux situations d’urgence et aux catastrophes » peut-on lire. Voilà qui est fait et confirme l’adage qu’un homme averti en vaut deux !
Mais pour ce faire, il ne suffit pas de philosopher sur la condition humaine, le droit à la différence, le concept d’innocenter toutes minorités même des plus extrémistes, sous le prétexte fallacieux qu’elles ne représentent pas la majorité. Autant de réflexions utopiques, des plus honorables certes, mais qui ne vaudront jamais un bon entrainement bien concret pour se bien défendre !
Ainsi comme rapportée par le site internet d’Arutz Sheva la réponse d’Israël face aux aléas du terrorisme le plus virulent : l’annonce d’exercices entraînements, décision pragmatique, rassurante autant qu’utile que l’Europe, après l’avoir condamnée fera sienne comme toujours avec un temps de retard….

L'Arabie Saoudite pourrait permettre son survol par des avions venant d'Israël....


Au cours de sa visite officielle en Inde, le premier ministre Benyamin Netanyahou a laissé entendre que l'Arabie Saoudite allait bientôt permettre à des avions à destinations d'Israël de survoler son territoire.

Netanyahou a dit à un groupe d'hommes d'affaires indiens que "l'une des choses que nous essayons de faire est de promouvoir une chose simple – une route efficace et directe entre Israël et l'Inde, le genre de celle que nous avons entre Israël et la Silicon Valley, le genre que nous avons maintenant entre Israël et la Chine."

Comme l'Arabie Saoudite ne reconnaît pas officiellement Israël, tous les avions qui vont et viennent d'Israël n'ont pas le droit de survoler le territoire saoudien, ajoutant des heures à chaque vol en provenance d'Asie et augmentant les frais de carburant.

Les remarques de Netanyahou viennent suite à un récent rapport qui indiquait qu'une nouvelle voie aérienne Tel Aviv-New Delhi serait lancée dans un avenir proche qui inclurait un survol de l'Arabie Saoudite. Netanyahou a soulevé la question avec le premier ministre Modi lundi dans le cade de discussions relatives aux nouveaux accords aériens entre Israël et l'Inde. "L'amélioration des routes aériennes directes encouragera les mouvements d'investisseurs, de touristes, d'étudiants et d'entrepreneurs," a dit Netanyahou.

Israël considère depuis longtemps la possibilité de survoler l'Arabie Saoudite comme un rêve lointain. En 2009, le président américain de l'époque, Barack Obama, a été brutalement repoussé quand il a fait pression sur l'Arabie Saoudite pour permettre aux avions de passagers israéliens de traverser son espace aérien en échange d'un gel de la construction.

En mai, le Wall Street Journal a rapporté que les états du Golfe ont proposé à Israël un accord selon lequel ils autoriseraient les avions israéliens à survoler leur espace aérien et permettront l'établissement de communications téléphoniques directes. En retour, Israël gèlerait toute activité de construction en Judée Samarie et assouplirait les restrictions au commerce avec la bande de Gaza.

Netanyahou a visité l'Inde en compagnie du premier ministre Modi tout au long de la semaine alors que les liens entre l'Inde et Israël se consolident.

Si elle est approuvée, la nouvelle politique autorisant les avions israéliens à entrer dans l'espace aérien saoudien pourrait être considérée comme le résultat des liens croissants entre Jérusalem et Riyad. On dit depuis longtemps qu'Israël entretient des relations secrètes avec l'Arabie Saoudite et l'ambassadeur d'Israël aux Nations Unies, Danny Danon, a déclaré en décembre qu'Israël entretenait des relations chaleureuses avec de nombreux pays arabes, bien que ces pays refusent officiellement de reconnaître l'existence d'Israël.

"Ils ne votent toujours pas avec nous, mais je peux dire que nous avons une relation avec eux," avait dit Danon à Ynet. "Nous parlons d'une douzaine de pays islamiques, y compris des pays arabes, qui comprennent le potentiel des relations avec Israël. L'état d'Israël n'est pas le problème régional, c'est la solution régionale, donc nous renforçons cette coopération."

France : violente agression contre un juif à Montreuil....


Une agression violente contre un juif s’est déroulée à Montreuil (93) selon le BNVCA (Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme), à peu près le seul organisme totalement intègre en France sur la défense de la minorité juive maltraitée par les musulmans.

L’homme de confession juive dont le nom n’a pas été révélé pour des raisons de sécurité, a été attaqué dans la nuit de mercredi à jeudi 18 janvier 2018, vers 2 h de matin.
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Selon le premier rapport du BNVCA, la victime, Mr S .H. a été surpris pendant son sommeil par trois individus cagoulés, qui l’ont ficelé et battu pour le dévaliser.
Bien que grièvement blessée au visage et à l’œil, la victime est parvenue à s’enfuir, et prévenir la police. Elle est actuellement hospitalisée dans un établissement spécialisé pour y recevoir des soins à l’œil.
Dans un communiqué, le BNVCA a indiqué avoir demandé à la police de tout mettre en oeuvre pour identifier et interpeller les criminels.
Le mode opératoire utilisé par les malfaiteurs rappelle l’agression de la famille Pinto à Livry Gargan, et celle de Sarah Halimi. Cependant, le BNVCA demande aux enquêteurs de vérifier si cette agression est ou non inspirée par un mobile antisémite.
Le BNVCA y reste attentif et las échéant prendra toutes les dispositions qui s’imposent.
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Source : BNVCA

L’UNRWA et les efforts de l’ONU contre la paix au Proche-Orient....


Dans le cadre de coupes budgétaires annoncées, l’administration américaine va réduire de façon drastique sa participation financière à l’UNRWA.

L’ambassadrice aux Nations Unies, Nikki Haley, souhaitait la suppression pure et simple des 364 millions de dollars attribués chaque année à l’agence Onusienne, tant qu’elle n’aurait pas mis en œuvre les réformes nécessaires à son bon fonctionnement et à sa transparence, mais le secrétaire d’état aux affaires étrangères, Rex Tillerson, s’est contenté pour l’instant de réduire de moitié la première tranche d’aide, originellement fixée à 125 millions.

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Au cœur de cette affaire il y a évidemment la volonté du président Trump d’arrêter de financer toute agence et organisation internationale qui ne contribuerait pas directement aux intérêts américains. Mais il  y a également et surtout le virage à 180 degrés de la position des USA dans le conflit Israélo-Arabe depuis que la nouvelle administration s’est engagée à ne pas refaire les mêmes erreurs que les gouvernements précédents.

Mais tout d’abord, qu’est-ce que l’UNRWA ?

Créée en décembre 1949 avec un mandat d’un an, la « United Nation Relief and Work  Agency for Palestine Refugees in the Near East » ou « Office de secours et d’aide des Réfugiés palestiniens », avait pour but à sa naissance d’aider à s’établir les quelques 600,000 Arabes de Palestine ayant fui la zone de conflit à la renaissance de l’état d’Israël.

Les causes de cet exil étaient alors de trois ordres selon plusieurs sondages entrepris dans les camps de réfugiés et résumés dans un article de Tibor Mende, paru dans le Monde le 21 avril 1951.

« Certains ne voulaient pas vivre dans un Etat juif, d’autres ont fui la bataille et, une fois celle-ci terminée, n’ont pas pu rentrer chez eux. Beaucoup plus nombreux sont ceux qui sont partis parce qu’on leur avait dit que c’était pour quelques jours, quelques semaines au plus, et qu’ils reviendraient avec les armées arabes triomphantes »

L’ouverture d’une petite parenthèse permet de s’étonner du fait qu’aucun office n’ait été créé en parallèle pour prêter secours aux 870,000 juifs expulsés et spoliés par la majorité des pays Arabo-Musulmans entre 1948 et 1974, y compris ceux chassés militairement de Judée-Samarie par le royaume Hachémite, qui s’empressa de renommer cette région « Cisjordanie » après l’avoir annexée.

Mais il est vrai que leur plus  grand nombre fut accueilli par l’état d’Israël et dans le monde occidental tandis qu’à l’exception de la Jordanie, aucun pays arabe limitrophe de l’état hébreu ne fit le moindre geste pour ses propres victimes du conflit, préférant au contraire, pour des raisons politiques, les laisser croupir dans les pires conditions.

En 1950, alors que le général canadien Kennedy, et sir Henry Right, premiers responsables de l’UNRWA devaient constater que leur travail était rendu impossible par la politisation de la crise humanitaire dont ils avaient la charge, et que leur mandat ne pourrait s’achever en un si court laps de temps, un parlementaire anglais travailliste, Richard Crossrian, fut appelé à expliquer leur échec devant la Chambre des Communes.

Sa réponse fut éloquente :

« Tant que nous compterons sur l’ONU pour faire quelque chose de sérieux pour l’établissement des réfugiés, nous ne ferons que nous leurrer, car l’ONU est une organisation politique. Il y a la ligue arabe, et toute la politique de la ligue arabe. La Ligue Arabe a besoin du problème des réfugiés pour maintenir la cohésion contre Israël. L’établissement des réfugiés la priverait de son sujet de plainte le plus important… »

Cette déclaration est sans doute la meilleure explication possible au fait que l’UNRWA, créée pour un an comme nous l’avons écrit plus haut, soit toujours en fonction 70 ans plus tard.

Mais en sept décennies, la petite agence humanitaire est devenue un monstre.

L’UNRWA a aujourd’hui la charge de plus de cinq millions d’âmes, dont seulement quelques 20,000 devraient être considérés comme réfugiés selon la définition internationale des Nations Unies, qui s’applique aux millions d’exilés de par le monde… exception faite des Palestiniens.

« Un réfugié – au sens de la Convention du 28 juillet 1951 – est une personne qui se trouve hors du pays dont elle a la nationalité ou dans lequel elle a sa résidence habituelle, qui craint avec raison d’être persécutée du fait de son appartenance communautaire, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, et qui ne peut ou ne veut se réclamer de la protection de ce pays ou y retourner en raison de la dite crainte »

Il va sans dire que, selon cette définition, le statut de « réfugié » ne saurait être transmissible de génération en génération, comme c’est les cas pour les Palestiniens car, quiconque aura trouvé refuge dans un pays autre que celui d’origine ne pourra d’avantage continuer d’en bénéficier que ses enfants, petits enfants et arrières petits enfants, nés dans les pays d’accueil.

Un Palestinien possédant un passeport européen, américain ou jordanien n’a donc aucune raison d’être considéré comme réfugié. Sauf pour l’UNRWA.

Que l’on compare alors quelques chiffres de la plus haute importance.

Tous les réfugiés de la planète ( à l’exception des Palestiniens ) sont pris en charge par le Haut Conseil aux Réfugiés des Nations Unies ( UNHCR ). Un staff de 10,966 cadres et employés tente d’apporter secours à 65,6 millions de victimes, depuis le Congo jusqu’à Myanmar.
L’UNRWA quant à elle déploie 30,627 exécutifs et 21,571 chargés d’éducation pour s’occuper des descendants de « réfugiés » palestiniens, dont le nombre quoiqu’en inflation de par la nature perverse du système, reste de dix fois inférieur à celui de tous les autres déplacés.
Autrement dit, même en acceptant l’absurde définition du terme « réfugié » attribuée non seulement aux exilés de 1948 mais également à leurs descendants, chaque bénéficiaire reçoit une aide en assistance humaine et en argent environ 50 fois supérieure à celle d’un Africain ou d’un Asiatique directement victime de persécutions !

Le budget annuel de l’UNRWA avoisine le milliard de dollars. Dont, nous l’avons vu, plus d’un tiers est financé par les USA. Mais il y a plus. Contrairement aux autres agences humanitaires onusiennes, celle en charge des descendants de réfugiés palestiniens, dispose d’un fond de pension et de retraite placé en bourse dans divers pays pour un montant de plus d’un milliard et demi de dollars.

Ces chiffres astronomiques ne font que souligner et compléter plusieurs aberrations de l’UNRWA.

Tout d’abord, et non des moindres, selon l’UNRWA “un réfugié de Palestine est une personne dont le lieu de résidence habituelle était la Palestine entre juin 1946 et mai 1948 et qui a perdu à la fois son domicile et ses moyens de subsistance en raison du conflit israélo-arabe de 1948. »

Clairement, tout travailleur immigré ou visiteur, quelle que soit son origine, pouvait entrer dans les statistiques de l’UNRWA et transmettre ce droit, dès lors qu’il pouvait justifier avoir passé ces deux dernières années à l’intérieur de ce qui était devenu Israël.

Interrogé sur ce sujet par l’auteur de cet article, le biographe d’Arafat et ancien conseiller de Saddam Hussein, Saïd Aburish, lui-même réfugié de la région du nord d’Israël, a révélé d’autres aberrations du même ordre.

« Dès lors que l’ONU les a pris en charge, les Palestiniens se sont mis à enterrer leurs morts la nuit, sans les déclarer, afin de se partager leurs rations. Ce qui fait que pendant près de 20 ans, le taux de mortalité officiel dans les camps était proche de zéro. De plus, il y avait beaucoup de mouvements entre les camps. Mais ces déplacements étaient rarement répertoriés, de sorte qu’un Palestinien pouvait apparaître dans plusieurs camps au même moment, multipliant ainsi les aides financières auxquelles il avait droit. »



Mais dès qu’il s’agit de l’UNRWA, les termes employés pour décrire leur mission perdent rapidement leur sens. Par exemple, les banlieues de Djénine et de Ramallah, composées de petites maisons cossues, avoisinant quelques résidences surpeuplées, continuent d’être appelées « camps de réfugiés » alors que les tentes et les réchauds ont depuis longtemps été remplacés par des constructions en dur, le tout à l’égout et l’électricité.

Cependant, pour citer l’ancien ministre et professeur d’histoire Shlomo Ben Ami, que j’interviewai voici quelques années « Les administrations, pour survivre, ont tendance à perpétuer le problème qu’elles sont censées résoudre ».

Le mot est jeté. « Perpétuer le problème ». Mais est-ce pour des raisons financières ou à cause d’intérêts égoïstes que l’UNRWA a tant grossi sans pour autant avoir résolu le moindre problème en sept décennies ?

Dans les années soixante, l’administration israélienne avait développé un projet humanitaire destiné à l’auto-réhabilitation des réfugiés de Gaza. L’idée était simple : il s’agissait de construire des quartiers résidentiels modernes dans les terrains encore inexploités de l’enclave. Les 160,000 Palestiniens vivant alors dans des camps auraient obtenu des prêts gratuits, leur permettant d’accéder rapidement à la propriété, tandis que nombre d’entre eux auraient participé à la construction des unités, des infrastructures, des écoles et des hôpitaux, en échange d’un salaire qu’il leur permettrait de rembourser le prêt. La réaction ne se fit pas attendre. Yasser Arafat en appela immédiatement à la ligue arabe qui fit aussitôt pression sur les Nations Unies, entrainant l’organisation à condamner Israël une fois de plus pour son initiative, et concluant sa résolution par l’injonction suivante « Renvoyez les réfugiés dans les camps ! »

Le projet fut avorté après que seulement 7500 palestiniens aient pu en profiter.

Cet « incident » renvoie au reportage de Tibor Mende dans Le Monde qui, ayant découvert sur le terrain que toute initiative visant à intégrer ou réhabiliter les réfugiés palestiniens du Liban – où, aujourd’hui ces derniers n’ont toujours aucun droit, aucun accès au marché du travail, ni aux soins les plus élémentaires  – était interdite, concluait « ces exemples viennent à l’appui de la thèse généralement répandue selon laquelle les Nations Unies dépenseraient de grosses sommes d’argent pour créer un problème de réfugiés plutôt que pour le résoudre »

Une phrase reprise quasiment dans son intégralité par le Premier Ministre Benjamin Netanyahu, en réponse à des questions posées par des reporters concernant la décision américaine de couper les fonds de l’UNRWA.

Les partisans de l’Agence, tel le porte parole des Nations Unies Stéphane Dujarric ont cependant raison de dire que, d’une certaine manière « l’UNRWA est une présence stabilisante sur le terrain ». Car, si demain les plus de 30.000 employés de l’UNRWA, à 95% palestiniens, se retrouvaient sans travail, tandis que les rations, aides, et accès à l’éducation pour les personnes à charge étaient supprimées, la situation déjà explosive dans les « camps » pourrait tourner au drame, et déclencher des vagues de violence sans précédent.

Cependant demeure un grave problème. L’UNRWA n’est pas une simple agence humanitaire. Sa prise de position politique est évidente à tous les niveaux de l’organisation. Un rapport de l’Institut de Suivi de la Paix et de la Tolérance Culturelle dans l’éducation scolaire, affirme que le programme 2016 – 2017 pour les écoles élémentaires de l’AP, en partie financé par l’UNRWA « apprend aux élèves à être des martyrs, diabolise et nie l’existence d’Israël, et se concentre sur un ‘retour’ à un pays exclusivement palestinien. »

Le 12 février 2017, l’ONG « UN WATCH » a dénoncé auprès du secrétaire générale des Nations Unies Antonio Gutteres, la prise de position d’une quarantaine de responsables de l’UNRWA dont les pages Facebook font l’apologie du nazisme, vénèrent Hitler, appellent à l’extermination des Juifs, célèbrent le meurtre et l’enlèvement d’Israéliens, publient la propagande du Hamas à la gloire des « martyrs » et, plus généralement, refusent le droit à l’existence d’Israël, quelles que soient ses frontières. Mis le dos au mur par ces révélations accablantes  le porte parole de l’UNRWA, Chris Gunness, qui n’est pas à un dérapage près, s’est empressé de demander qu’une enquête soit ouverte… contre UN WATCH.

Par ailleurs, même les plus modérés parmi les cadres de l’UNRWA, continuent de promouvoir le mythe d’un « droit au retour » qui ne pourra jamais être appliqué car il signifierait la fin de la démocratie israélienne, empêchant de la sorte toute velléité d’intégration ou de réhabilitation.

Pendant les guerres opposant Israël aux organisations terroristes qui dirigent Gaza, des roquettes étaient couramment tirées depuis les écoles de l’UNRWA, ou a proximité de ses hôpitaux. Les accès à plusieurs tunnels ont été creusés sous ses infrastructures. Des munitions ont été retrouvées dans un collège. Evidemment, interrogés sur ce point, les responsables de l’UNRWA se sont empressés de condamner l’intolérable utilisation de leur neutralité à des fins guerrières. Ce qui n’a pas empêché l’UNRWA de rendre au Hamas les roquettes et autres mortiers trouvés dans ses infrastructures…

Plusieurs reportages vidéo conduits par le Center For Near East Policy auprès d’élèves d’écoles de l’UNRWA sont encore plus inquiétants. Aucun enfant, interrogé sur ce point, ne reconnaît le droit à l’existence d’Israël. Tous, filles comme garçons, rêvent de devenir un jour des martyrs à la cause palestinienne, certains affirment sans honte que leur plus grand souhait est de tuer des Juifs. Interrogés sur la source de leur motivation, la plupart répondent que leurs enseignants leur ont appris l’histoire de leur pays « volé par les Juifs ».

Alors, que faire face à une telle situation ?

Une première solution logique serait de fusionner l’UNRWA avec le Haut Commissariat aux Réfugiés, mettant ainsi fin à l’exception palestinienne, tout en étalant les budgets de façon plus équitable entre les vrais réfugiés souffrant les pires misères sur cette planète.

Malheureusement, l’UNRWA dépend de l’Assemblée Générale des Nations Unies, où la majorité automatique anti-Israélienne conduite par la ligue arabe empêche toute modification de son statut actuel.

Le retrait progressif des fonds alloués par les USA semble une mesure positive à condition toutefois que la pénurie en résultant conduise l’UNRWA à réformer sa structure et son mode de fonctionnement. Le danger serait que des pays voyous prennent le relai.

Il s’agirait alors pour l’avatar onusien de faire preuve de transparence, de s’assurer qu’aucun membre d’aucune organisation terroriste ne fasse plus désormais partie de ses employés, de changer son curriculum scolaire douteux pour une éducation engageant à la paix, de dénoncer l’entrainement paramilitaire qui se déroule parfois dans la cour de ses écoles et, en gage de bonne foi, de commencer par annuler la tournée mondiale de son « jeune ambassadeur », Muhammad Assaf, qui, lors des ses interventions ne fait qu’encourager à l’insurrection et à la violence.

Mais un tel article ne saurait conclure sans une citation du porte parole de l’UNRWA, Chris Gunness : « L’UNRWA continuera de travailler inlassablement pour s’assurer de l’application intégrale de notre mandat, tel que défini par l’assemblée générale »

Autrement dit, dans trente ans, si rien n’est fait, l’UNRWA gérera le destin de quarante millions de réfugiés palestiniens.

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Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Pierre Rehov. Publié avec l’aimable autorisation du Figaro Vox.

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