dimanche 19 novembre 2017

Angleterre : elle retrouve celui qui fleurit la tombe de son frère depuis 70 ans....


C'est un mystère qui dure depuis 70 ans : celui de la tombe fleurie. 70 ans que cette tombe gazonnée, dans le vieux cimetière du village de Prestbury, dans le sud-ouest de l'Angleterre, est régulièrement recouverte d''un bouquet de roses et des poèmes. La pierre tombale porte un seul nom, celui de Karl Smith, un boy-scout mort à l'âge de douze ans. Il s'était noyé au mois d'août 1947, lors d'une sortie dans la baie d'Oxwich au Pays-de-Galles. Noyade brutale et inexpliquée...

Karl avait une petite sœur, Ann, 7 ans à l'époque, 77 ans aujourd'hui, qui, au plus loin qu'elle se souvienne a toujours vu des fleurs sur cette tombe. Il y a quelques années, elle s'est donc demandée qui était le mystérieux visiteur du cimetière et a fini, avec l'aide d'une journaliste de la BBC, par trouver une piste, qui va les mener auprès d'une personne qui sait tout de la fin de Karl.
http://www.rtl.fr/actu/insolite/angleterre-elle-retrouve-celui-qui-fleurit-la-tombe-de-son-frere-depuis-70-ans-7791026011?utm_campaign=Newsletter&utm_medium=&utm_source=Newsletter+Quotidienne+Info

Boum! Le département d’Etat n’a pas renouvelé l’autorisation du bureau de l’OLP à Washington ... PAR JEAN-PATRICK GRUMBERG !


Le département d’Etat américain a refusé de renouveler pour la première fois depuis les années 1980 l’autorisation d’exploiter le bureau de l’Organisation de libération de la Palestine à Washington, a déclaré samedi un responsable palestinien.

L’OLP, que la communauté internationale considère comme représentant l’ensemble des Palestiniens, doit faire renouveler tous les six mois son autorisation d’exploiter ses locaux dans la capitale américaine.
Dreuz a besoin de votre soutien financier. Cliquez sur : Paypal.Dreuz, et indiquez le montant de votre contribution.
« Il y a deux jours, l’Autorité palestinienne a reçu une lettre du Département d’État lui disant que le Secrétaire d’État n’avait pas trouvé suffisamment de raisons pour maintenir le bureau ouvert », a déclaré le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Malki à l’AFP.
« Cela ne s’est pas produit dans le passé, et nous avons demandé des éclaircissements au Département d’État et à la Maison-Blanche », a-t-il déclaré. « Ils nous ont dit qu’il y aurait une réunion d’experts juridiques de haut niveau lundi. Ils donneraient alors une réponse claire. »
La Maison-Blanche, qui a demandé la fermeture du bureau, a décidé de subordonner sa présence à l’autorisation du secrétaire d’État, renouvelable tous les six mois.
La dernière période de six mois s’est terminée il y a deux jours.
« C’est la première fois depuis les années 1980 qu’il y a un retard dans la signature de l’autorisation renouvelée afin que le bureau puisse rester ouvert », a déclaré Malki.
Le haut responsable palestinien Saeb Erekat a suggéré que le dernier discours du président palestinien Mahmoud Abbas à l’Assemblée générale des Nations Unies, dans lequel il a dit vouloir porter la question des « colonies » israéliennes devant la Cour pénale internationale, pourrait être derrière la position des États-Unis.
Saeb Erekat a écrit à l’administration américaine qu’il jugeait cette initiative « inacceptable, une mesure d’escalade et une décision politique qui menace de mettre fin au rôle des États-Unis dans le processus de paix », a déclaré Malki.
Très inquiet, Erekat a publié une vidéo sur Tweeter où l’impression que le piège se referme sur les mensonges palestiniens transpire à chaque mot, après que Mahmoud Abbas – qui n’est plus président depuis 2009 – ait été convoqué et sermonné par le prince héritier d’Arabie Saoudite Mohammed bin Salman (MBS).
Bien que sa licence d’exploitation n’ait pas été renouvelée, la loi américaine permet au bureau de fonctionner « de manière réduite » pendant 90 jours, ce qui laisse du temps pour les négociations, a dit Malki.
Selon une loi adoptée par le Congrès américain, les Palestiniens seraient privés du droit d’avoir une mission dans la capitale américaine s’ils appuyaient la demande d’une enquête de la Cour Pénale Internationale contre des Israéliens.
Aussi le secrétaire d’État Rex Tillerson a considéré que les dirigeants palestiniens ont enfreint la loi, et a envoyé une lettre recommandée à l’AP pour leur signaler la non reconduction de leur autorisation. Mais il appartient au président Trump de prendre la décision finale dans les 90 jours, a rapporté vendredi Associated Press, citant un fonctionnaire du département d’État.
Cela signifie que Trump a 90 jours pour examiner si les Palestiniens sont en « négociations directes et significatives avec Israël », a déclaré le responsable. Si Trump le décide, le bureau palestinien restera ouvert.
Les Palestiniens savent qu’Israël n’a commis aucun crime, que l’Etat juif agit dans le strict respect du droit international, comme les multiples enquêtes de l’ONU l’ont toujours conclu, et qu’il n’existe pas – en droit – de « colonies israéliennes » (d’ailleurs Israël ne figure pas sur la liste de l’ONU des pays coloniaux, contrairement à la France et à la Grande-Bretagne).
Le sachant, on est en droit de se demander pourquoi ils veulent déposer plainte devant la CPI. L’explication est politique et non juridique.
L’Autorité palestinienne sait pertinemment que des procès d’Israéliens devant la CPI se termineraient par des non-lieux, mais que sous l’angle de la propagande et de la délégitimation d’Israël, ils peuvent s’attendre à un retentissement négatif mondial de la part des médias occidentaux largement acquis à leur cause.
Le fonctionnaire du département d’Etat américain a ajouté que même si le bureau devait fermer, Washington ne mettrait pas fin aux relations avec les Palestiniens et continuera de travailler à « un accord de paix global entre les Israéliens et les Palestiniens ».
Le non-renouvellement de l’autorisation arrive par ailleurs deux jours après que la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants des États-Unis a adopté à l’unanimité la loi Taylor Force Act qui réduit le financement de l’Autorité palestinienne à moins qu’elle ne cesse de verser des salaires et des primes aux familles des terroristes arabes palestiniens, incitant ainsi de nouveaux jihadistes à commettre des attentats.
Un autre projet de loi, connu sous le nom de Loi sur la prévention des boucliers humains du Hamas, prévoit d’imposer des sanctions aux gouvernements, entités et individus étrangers qui fournissent un soutien financier et matériel à l’organisation terroriste Hamas. Le projet sera soumis prochainement au vote de la Chambre des représentants.
Ne ratez aucun des articles de Dreuz, inscrivez-vous gratuitement à notre Newsletter.
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

« Mon voyage en Judée Samarie », par une goya pro-sioniste....


Je suis une goya pro-sioniste depuis la nuit des temps. Je lis régulièrement Dreuz.info et les écrits des commentateurs.

J’étais partie en 1962 pour une année en Israël en kibboutzim et je n’y suis retournée qu’en 2011 en famille… puis en 2012… en 2015 et dernièrement en octobre 2017. À chacun de mes séjours, j’ai écrit quelques lignes à l’intention des goyim français afin de les inciter à visiter Israël. Qu’ils aient un œil neuf sur Israël en ne le considérant pas uniquement en pays réservé aux Juifs ou aux pèlerins chrétiens. Montrer qu’Israël est un pays de tourisme au même titre que les autres pays méditerranéens même si l’histoire est très souvent au rendez-vous.
En octobre, nous avons découvert pendant trois jours la Judée-Samarie en logeant dans un village.

Judée Samarie, pourquoi s’y rendre ?

Afin de percevoir toute la beauté, l’intérêt de ces terres juives et qualifiées injustement de “colonies”, il faut s’y rendre absolument.
J’ai voulu me faire ma propre idée de ces terres ancestrales en programmant un petit séjour.
D’une excursion, on en revient avec le sourire et l’émotion au cœur, mais il y a peut-être mieux et j’espère que le récit que je vais vous en faire vous en donnera l’envie.
Demeurer quelques jours dans un village, une « implantation » au milieu de ces pionniers qui sont en fait le “cœur d’Israël” et non Tel Aviv comme se plaisent à le répéter à l’infini les journalistes de tous les pays.
Je suis une goya, non chrétienne, j’ai visité plusieurs fois Israël et j’ai eu envie d’aller voir sur place ces « affreux colons des Territoires occupés ».
En tant que goya, on peut me dire « de quoi te mêles-tu ? »
C’est vrai, si les Israéliens, si les juifs de diaspora en visite en Israël, n’ont pas envie de séjourner en Judée-Samarie, en quoi cela me regarde-t-il ?
Je sais également que les juifs en vacances en Israël sont « happés » par oncles, tantes, cousins, neveux…..
Or, l’avantage de la goya est : pas de famille et de lieux de pèlerinage chrétien.
Tout le temps disponible, nous pouvons le consacrer entièrement à Israël, sa géographie, son histoire multi-millénaire et immédiate, puis prendre le temps de regarder son peuple vivre.
Bien évidemment, il nous fallait un guide, et vu mon habitude à déclencher les voyages à la dernière seconde, le premier guide francophone à répondre en acceptant de conduire notre voiture de location en Judée-Samarie aux dates désirées, fut Ariel. Ariel Assaf (arielguide.wix.com) du village de Dolev en Samarie. Ariel qui a grandi à Strasbourg, est monté en Israël où il a fait une carrière d’ingénieur comme officier dans l’armée israélienne.
Au sujet des guides, nous, francophones, avons beaucoup de chance.
  • En 2012, nous avions eu à Jérusalem et pour le Golan : David Mansour, adorable et excellent guide, mais ne conduisant pas…
  • et là, en 2017, nous avions quelques années de plus pour l‘aventure de Judée-Samarie. Pour Jérusalem et la Cité de David, Cité que nous ne connaissions pas, nous avons eu la chance de la découvrir avec Orah Sofer. Orah et son époux Shaul sont d’excellents guides. Et il y en a certainement beaucoup d’autres excellents.
  • David, Orah, Ariel sont tous juifs (j’aime bien faire enrager les lecteurs) et sionistes. Mais, les chrétiens partant à la recherche des origines de leur foi trouveront dans ces guides toutes les connaissances et le respect qu’ils attendent.
  • Des guides en keffieh, j’en ai entendu beaucoup, dans différents lieux d’Israël, pour piloter des groupes chrétiens et leurs explications souvent en anglais étaient gratinées ! Entendez par cela, que la propagande anti-israélienne y prend toute sa place.
  • Récemment encore, un juif américain a eu droit à toute la litanie sur la Jérusalem “occupée” par un guide qui n’en était même pas un (c’est à dire sans accréditation du ministère du Tourisme), mais un opposant anti-israélien américain de gauche qui refaisait l’histoire à tout un groupe de touristes.
Je ne vais pas vous raconter mes trois jours en Judée-Samarie. Juste le nécessaire. Ariel s’est occupé de notre hébergement à Dolev et comme nous rentrions tard le soir (presque 700km en 3 jours) son épouse Myriam et lui nous ont accueillis pour les dîners. En tant que goyim incultes, nous avons dû faire tous les « interdits » religieux possibles, mais ils n’ont rien dit.
Maintenant je reviens à l’objet de mon écrit : « Pourquoi aller ou plutôt séjourner en Judée-Samarie » ?
  • Pour les Juifs : avec la Route des Patriarches, vous êtes sur la Route de vous-mêmes.
  • Pour les chrétiens : sans les Judéens, vous seriez quoi : toujours avec les panthéons gréco-romains ?
  • Pour les athées : la Judée-Samarie, c’est l’origine de votre culture judéo-chrétienne.
J’ai ressenti chez ces pionniers qui reprennent presque « mètre par mètre » la terre de leurs pères, de vos pères, des regrets : Israéliens et Juifs de diaspora, vous n’êtes pas très nombreux à venir leur rendre visite. En plus d’un soutien moral, il y a les retombées économiques. La région est pourtant belle, les possibilités d’hébergement existent et des personnes qui ne demandent qu’à vous accueillir.

J’ai demandé pourquoi. Réponse : « parce qu’ils ont peur ».

Oui, vous avez peur, mais vous n’avez pas peur de vous promener à Barcelone, de faire du vélo à New York, d’aller voir un feu d’artifices à Nice, d’aller écouter un groupe musical à Paris, de prendre le métro à Bruxelles, de vivre dans Paris ou le « neuf-trois ».
On sait que le danger est présent dans la région, mais il l’est également là où on l’attend le moins, et en pire.
Aller leur rendre visite, ne serait-ce pas une façon de les remercier pour la protection qu’ils vous assurent.
Israéliens : ces « pionniers » qu’ils soient proches de vous religieusement ou politiquement ou pas du tout, que certains vous soient sympathiques ou pas du tout, sont vos gardiens. D’une certaine manière et différemment de Tsahal, ils protègent – rien que par leur présence – Israël, comme une digue protège les terres.
Un soir, à la nuit tombante, Ariel nous a emmenés au sommet de la montagne au-dessus de Dolev..
Et là, ce fut le choc : toute la plaine côtière illuminée à nos pieds d’Ashdod à Netanya, environ 4 millions d’Israéliens. À notre portée… À la portée des Arabes de Ramallah, Djenine, Naplouse…
On voyait les pistes de Ben Gourion et les avions qui y décollaient ou s’y posaient.
J’avoue avoir ressenti un réel effroi devant cette proximité : Les juifs de Judée Samarie ont repris le flambeau des Judéens qui n’ont jamais voulu abdiquer devant quiconque. Aujourd’hui encore, ils sont les Gardiens d’Israël.
Quant aux critiques récurrentes sur ces magnifiques Juifs de Judée-Samarie, elles sont non seulement malhonnêtes, mais ne tiennent pas compte de la réalité géostratégique de toute la région.
Faudrait-il emmener invariablement tous les tenants de « deux Etats etc. » sur les collines de Judée pour comprendre que non seulement tout ici respire l’histoire juive, mais que les Arabes qui y demeurent peuvent à tout moment devenir une menace réelle pour l’État d’Israël ?
Ne ratez aucun des articles de Dreuz, inscrivez-vous gratuitement à notre Newsletter.
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Kristiane pour Dreuz.info.
Notre chalet à Dolev très confortable, il n’y a pas que des caravanes dans les villages !
La Judée-Samarie : des paysages très divers, rien de grandiose, mais si émouvant et parlant à nos cœurs
Et le rappel du sacrifice de ces Hommes, Femmes et Enfants, même si discret, se fixe à jamais dans nos mémoires :

Sarcelles : un policier tue trois personnes avant de se donner la mort...


Un différend avec sa compagne serait à l’origine du drame qui a eu lieu samedi soir dans un quartier pavillonnaire de cette commune du Val-d’Oise.

Les voisins ont été alertés par des coups de feu et ont appelé le 17. Un drame s’est noué samedi soir, à Sarcelles (Val-d’Oise) aux environs de 20h45, rue du Bocage, une zone pavillonnaire.
Un policier de 31 ans a tué trois personnes, vraisemblablement avec son arme de service, avant de se donner la mort. Il a aussi blessé trois personnes, dont deux se trouvaient samedi soir en urgence absolue. Selon nos informations, l'ex-compagne du tireur, âgée de 25 ans, fait partie des blessés.
Les forces de l’ordre, qui sont rapidement intervenues sur les lieux où les coups de feu avaient été signalés, ont d’abord découvert une femme grièvement blessée dans une voiture qui, selon certaines sources, serait son ex-compagne. Non loin de là, deux hommes morts ont été retrouvés.
Dans un pavillon, un troisième cadavre a été retrouvé : celui du beau-père du tireur. La belle-mère a quant à elle été grièvement blessée. Sa belle-soeur a également été touchée. Le gardien de la paix à l’origine du carnage s’est quant à lui suicidé dans le jardin du pavillon, aux côtés de son chien, également retrouvé mort.

Un différend avec sa compagne à l’origine du drame ?

Selon nos informations, le fonctionnaire appartenait à la Compagnie de sécurisation et d’intervention de la préfecture de police de Paris. Un différend avec sa compagne pourrait être à l’origine du drame.
A 1 heure du matin, la rue où a eu lieu le drame était toujours bouclée par les policiers. Le procureur de la République de Pontoise s’est rendu sur place. L'enquête a été confiée à la police judiciaire de Versailles.
Ce drame intervient dans un contexte de recrudescence des suicides dans les rangs des forces de l’ordre. Depuis le début de l’année, au moins 46 policiers et 16 gendarmes se sont donné la mort.

samedi 18 novembre 2017

Millerand , juif et Président de la République française....


Il naquit à Paris en 1859. Sa mère Mélanie Caen était issue d’une famille juive tandis que son père catholique et fervent républicain tenait un commerce de drap dans le quartier du sentier.  
Bonne élève, Millerand entame des études de droit après avoir obtenu son baccalauréat. Il s’inscrit alors au barreau de Paris en 1881 et devient un avocat d’affaire très influent.  En plus de sa formation d’avocat, il décide de découvrir le monde du journalisme et de la politique. Millerand commence alors une carrière d’éditorialiste dans le célèbre journal « La Justice « tenu par Georges Clemenceau. Le 21 mai 1883, Alexandre Millerand rejoint la loge L’Amitié du Grand Orient de France en devenant Franc-maçon, comme beaucoup de ses compatriotes juifs à l’époque.
Sa carrière en tant qu’homme politique débute en 1885 lorsqu’il est élu député siégeant à l’extrême gauche. Gros travailleur et homme de confiance tenant ses promesses, il siègera à l’Assemblé pendant 34 ans sans interruption jusqu’en 1919. Socialiste convaincu, il se donne pour mission de défendre le prolétariat. C’est ainsi que sont signés les « décrets Millerand « qui réduisent considérablement le temps de travail sans pour autant réduire le temps de repos hebdomadaire. Puis c’est en 1896 qu’il publia le célèbre « programme de Saint Mandé » considéré encore aujourd’hui comme le texte fondateur du socialisme français.
Préconisant les réformes à la Révolution socialiste, Millerand entre dans le gouvernement bourgeois et républicain de Pierre Waldeck-Rousseau en devenant ministre du Commerce, de l’Industrie, des Postes et Télégraphes. Cette appartenance à un gouvernement de droite lui sera reproché par certains socialistes, qui décidèrent de l’abandonner et de quitter le groupe parlementaire. Malgré ces critiques il reçut les soutiens de grandes personnalités socialistes comme Jean Jaurès et Georges Clémenceau qui l’encouragèrent à mettre en œuvre de nouvelles réformes sociales. Ce sera sous son ministère que les femmes deviendront électrices au conseil de prud’hommes.

Président de la République française :

C’est le 23 septembre 1920 qu’Alexandre Millerand est élu avec la majorité des voix, Président de la République Française en succédant à  Paul Deschanel. Son mandat présidentiel sera semé d’embuches et les désaccords au sein de son propre gouvernement rendront difficile l’application et la mise en place de nouvelles reformes. Il se heurte à de nombreuses reprises au président du Conseil, qui refuse d’accorder une réelle importance au chef de l’état. Dans le but d’accorder plus de pouvoir au rôle de président de la république, il soumet une réforme de la Constitution, qui sera malheureusement rejetée par le président du conseil de l’époque Raymond Poincarré. Encore aujourd’hui certains historiens et politologues voient dans le personnage d’Alexandre Millerand, un homme sage et avant gardiste dont les idées, bien trop en avance pour son temps ne pouvaient que se confronter à des refus dans le gouvernement en place à l’époque. Sa volonté de réformer la Constitution dans le but d’accorder les pleins pouvoirs au chef de l’Etat sont très similaireS aux réformes appliquées 20 ans plus tard par le Général de Gaulle.
En faveur d’une plus grande fermeté dans les relations internationales, il se heure aussi à la personnalité d’Aristide Briant qui lui préconise un rapprochement avec l’Allemagne. C’est ainsi que dans l’incapacité la plus totale de reformer la Constitution, Alexandre Millerand démissionne de son poste de Président de la République dans une lettre « Monsieur le Président du Sénat, j’ai l’honneur de vous présenter ma démission de Président de la République. »
Il mourut le 7 avril 1943 à Versailles à l’âge de 84 ans.

Télémédecine : c’est pour demain… ou après-demain ?


Par Roxana Ologeanu-Taddei1 et David Morquin2.
Un article de The Conversation
Les initiatives de télémédecine se multiplient un peu partout en France. Elles donnent lieu, chaque fois, à une large médiatisation. Ces derniers jours, on a célébré la plate-forme Santé Landes installée à Mont-de-Marsan ou encore l’équipement dont s’est dotée une maison de retraite médicalisée à Chartres. En dépit de cet effort généralisé, les promesses du soin à distance tardent à se concrétiser.
Le premier ministre a pourtant mis en avant les bienfaits de la télémédecine lors de la présentation de son plan de lutte contre les déserts médicaux, le 13 octobre. En septembre déjà, la Cour des comptes rappelait dans son rapport sur le sujet les nombreux bénéfices escomptés de cette nouvelle pratique de la médecine par écrans interposés : la modernisation du système de santé, les économies à travers la mise en place de la télésurveillance des patients, l’amélioration de la prise en charge des personnes vivant dans des territoires isolés ou en situation de détention. La Cour soulignait toutefois le fait que les expérimentations menées ces dernières années constituaient des initiatives hétérogènes, aboutissant à « des résultats modestes ».
D’où viennent ces résultats décevants, et surtout, comment les améliorer ? Nous pensons qu’un facteur clé tient à une vision trop idyllique de la télémédecine. Le recours à cette pratique est invoqué à la façon d’une « pensée magique », niant les problèmes qui jaillissent face à tout changement à la fois technique et organisationnel.

LA VISION SIMPLISTE DE LA TÉLÉMÉDECINE

La définition de la télémédecine retenue par l’article L6361-1 du code de la santé publique, qu’on retrouve dans beaucoup d’articles scientifiques, est éloquente. Il s’agit « d’une forme de pratique médicale à distance utilisant les technologies de l’information et de la communication ».
Ces termes entretiennent la vision simpliste d’une pratique clinique inchangée qui se passerait juste « à distance ». Ils sous-estiment la transformation de la pratique elle-même par son informatisation. Cet obstacle se dresse immanquablement au moment où l’expérimentation réussie doit être transformée en un système pérenne. Il faut alors s’attaquer à des aspects pragmatiques moins valorisants et plus fastidieux.
Le nouveau logiciel de télémédecine adopté par un établissement, par exemple, doit s’insérer dans l’écosystème technologique existant. On rêve en effet d’une médecine « dématérialisée » mais celle-ci pose en réalité des problèmes tout à fait matériels : la capacité de mémoire nécessaire, la compatibilité avec les programmes déjà installés (système d’exploitation, versions du navigateur et autres applicatifs pour la bureautique), le débit nécessaire pour le transfert des données, la sécurité des transmissions de données, la procédure de sauvegarde et l’hébergement des données.
Lors de l’annonce du plan contre les déserts médicaux, le premier ministre a d’ailleurs relevé l’importance de la connexion Internet, affirmant que le problème serait résolu par la future couverture totale du territoire.

12 LOGICIELS DIFFÉRENTS POUR LA PRISE EN CHARGE DE L’AVC

Le choix du logiciel est une autre question pragmatique qui se pose quand on décide de se lancer dans la télémédecine. L’observatoire du référencement des Éditeurs de logiciels et intégrateurs du marché de la santé (RELIMS) rapporte une grande diversité dans le secteur de la santé, avec 301 sociétés inscrites et 840 logiciels disponibles déclarés sur le marché français. Pas moins de 135 éditeurs proposent, par exemple, des logiciels pour l’hospitalisation à domicile !
Et si l’on regarde un segment très spécifique comme les dispositifs de télémédecine dans la prise en charge de l’accident vasculaire cérébral (AVC), il existe actuellement 12 logiciels différents… Cette multiplicité pose la question de leur pérennité et des conséquences pour les clients en cas de faillite de l’éditeur – comment récupérer les données, par exemple.
Quels peuvent être les critères de choix objectifs ? L’un pourrait être la certification selon une des normes internationales de qualité (ISO), comme dans d’autres secteurs économiques. Il existe même des normes ISO spécifiques pour les logiciels de santé. Mais les éditeurs ne s’y intéressent pas beaucoup, ou pas encore – et cela est valable partout dans le monde. La plate-forme britannique de télémédecine SOS se targue ainsi d’avoir été, en 2015, la première entreprise certifiée dans le monde selon la norme ISO pour la qualité du service dans la télémédecine.
En France, la Haute Autorité de santé (HAS) n’a pas mis en place de certification spécifique pour les applications et logiciels de télémédecine. Aucune obligation réglementaire n’existe, à l’exception des logiciels visant à être certifiés comme dispositifs médicaux, ce qui ouvre droit au remboursement par l’Assurance Maladie. Actuellement, seule une application dédiée au diabète, Diabeo, a obtenu cette certification.
La HAS a publié récemment un référentiel de bonnes pratiques pour les logiciels et applications dans la « santé mobile », mais elles n’ont pas de caractère obligatoire. À la lecture de ce guide, les clients et utilisateurs potentiels apprennent que l’évaluation de la fiabilité, de la sécurité et du service rendu deviennent indispensables pour ces logiciels. Or, la documentation des éditeurs fournit peu de garanties sur ces critères.
L’ergonomie et la facilité d’usage figurent parmi les exigences qui devraient s’appliquer à tous les logiciels, comme le rappelle d’ailleurs le guide de la HAS. Il s’agit d’éviter les risques d’erreur associés à une mauvaise utilisation, ou simplement la perte de temps liée à un nombre important de clics.
En 2012 déjà, une étude internationale avait montré que 17% des incidents liés à la sécurité de la prise en charge des patients étaient imputables à des problèmes d’ergonomie du logiciel utilisé. De nombreux articles insistent sur les « erreurs silencieuses » engendrées par la ressaisie d’informations, l’ergonomie défaillante ou le contournement par les soignants de logiciels inadaptés aux processus de travail.

DES LOGICIELS INCOMPATIBLES ENTRE EUX

Un dernier aspect très pragmatique qui compromet l’essor de la télémédecine tient aux incompatibilités entre des logiciels incapables d’échanger automatiquement des données entre eux. Ce défaut d’interopérabilité technique et sémantique (signification de l’information) entre logiciels pose un problème croissant avec leur multiplication dans des buts et sur des supports différents, depuis le dossier informatisé du patient jusqu’aux logiciels liés à des appareils médicaux. Ces logiciels s’accumulent en mille-feuilles, entraînant une surcharge de travail pour les professionnels de santé.
Au Québec, l’absence d’interopérabilité entre les différents logiciels servant de support au dossier informatisé du patient a posé de gros problèmes. Le ministre de la Santé a donc décidé il y a deux ans que tous les hôpitaux de la province doivent migrer vers un logiciel unique. En France, une telle décision à l’échelle nationale n’est pas possible en raison de la circulaire de 1989 sur l’informatisation des hôpitaux publics laissant la possibilité aux établissements de choisir leur fournisseur informatique.
Aujourd’hui, il y a deux solutions pour faciliter l’échange de données entre les logiciels : soit imposer une norme à l’ensemble des éditeurs, ce que la HAS pourrait décider de faire, soit imposer un logiciel unique sur tout le territoire, ce qui paraît difficile en raison de la circulaire évoquée plus haut.

QUELLE RESPONSABILITÉ POUR LES ÉDITEURS DE LOGICIELS, EN CAS DE PROBLÈME CHEZ UN PATIENT ?

Une autre question se pose, avec la généralisation attendue de la télémédecine. En cas de problème chez un patient lié à un défaut de l’informatique, qui est responsable : les professionnels de santé, les éditeurs du logiciel ? Jusqu’où les éditeurs peuvent-ils être mis en cause si leur logiciel tombe en panne ou ne fonctionne pas comme prévu ?
Rappelons qu’en 2011, le décès d’une patiente a potentiellement été imputé à une erreur logicielle. Le représentant des éditeurs, le délégué de l’association “Les entreprises des systèmes d’information sanitaires et sociaux” (LESIS), avait remis en question la formation et les bonnes pratiques dans l’utilisation de ces logiciels. Cet accident a cependant abouti, à partir de 2014, à la certification par la HAS des logiciels d’aide à la prescription.
Pour l’implémentation de la télémédecine, là encore, un guide de bonnes pratiques existe. Loin d’en donner une vision idyllique, il laisse entrevoir le parcours de saut d’obstacles qu’un tel projet représente. Il souligne l’importance de prendre en compte les ressources humaines pour la maintenance et l’assistance technique, ainsi que pour la coordination entre les professionnels. Car la plus grande erreur consiste à imaginer que la technologie, par l’automatisation du traitement de données, répondrait à elle seule à tous ces besoins.
Le Premier ministre a cité, dans son plan de lutte contre les déserts médicaux, l’exemple du diagnostic à distance d’un grain de beauté, ou télédermatologie. Pour le rendre possible, il reste à concevoir des logiciels fiables, mettre en place des « entrepôts » pour stocker les photos de grains de beauté des patients, définir un protocole technico-médical basé sur des études cliniques – par exemple définir la résolution minimale pour que la photo soit exploitable – et coordonner des professionnels à même de réaliser le diagnostic.
Ainsi, les miracles de la télémédecine ne vont pas s’accomplir sous nos yeux comme par magie. Ils impliquent des changements techniques et organisationnels. Et dans ces domaines là, tout reste à construire.
Sur le web-Article publié sous licence Creative CommonsThe Conversation
  1. Maitre de conférence habilitée à diriger des recherches en Sciences de gestion à Polytech Montpellier, Université de Montpellier. ↩
  2. Praticien hospitalier au CHU de Montpellier, doctorant en Gestion des Systemes d’information, Université de Montpellier. ↩

Angleterre : elle retrouve celui qui fleurit la tombe de son frère depuis 70 ans....

C'est un mystère qui dure depuis 70 ans : celui de la tombe fleurie. 70 ans que cette tombe gazonnée, dans le vieux cimetière du vi...