mardi 20 février 2018

Historique: signature d’un gigantesque contrat de fourniture de gaz israélien à l’Egypte....


Les compagnie associées Noble Energy et  Delek Kidou’him ont annoncé lundi la signature de deux contrats fermes d’exportation de gaz à la compagnie égyptienne Dolphinus. Les contrats portent sur la fourniture de 64  milliards de mètres cubes de gaz naturel sur 10 ans, extrait des gisements Leviathan et Tamar. Le montant du contrat est gigantesque: 15 milliards de dollars! Suite à cette annonce surprise, les actions des deux compagnies associées ont grimpé de  25%!
Le contrat doit cependant obtenir encore l’aval des autorités de régulation et des gouvernements israéliens et égyptiens. Le gaz naturel israélien servira aux besoins domestiques et industriels égyptiens. Il faut souligner que ce genre de contrat avec l’Egypte est exceptionnel car d’importants gisements de gaz ont été découverts dans les eaux territoriales égyptiennes mais qui sont loin d’être exploitables, d’où la nécessité pour l’Egypte d’importer du gaz dans les années qui viennent. Tout comme Israël, ce pays entend devenir un acteur régional central dans le domaine énergétique.
Itshak Techouva, propriétaire du groupe Delek Kidou’him a déclaré: “Nous sommes arrivés à une étape-clé dans la voie  de la réalisation de notre rêve à tous dans lequel l’Etat d’Israël deviendra un exportateur significatif de gaz en direction de pays de la région et bien au-delà. Cet accord va renforcer les liens entre Israël et ses pays voisins ainsi que leur coopération économiques”.
Le ministre des Infrastructures nationales, de l’Energie et de l’Eau, Dr. Youval Steinitz a lui-aussi exprimé sa grande satisfaction: “Ce contrat avec l’Egypte est une preuve de plus que l’accord sur le gaz, tant combattu, fonctionne. Ce gigantesque contrat d’exportation, qui se rajoute à celui déjà signé avec la Jordanie, place aujourd’hui Israël comme acteur central dans le marché énergétique de la région. C’est la première fois depuis la signature des accords de paix avec l’Egypte qu’un contrat d’une telle ampleur est signé entre les deux pays. Les sceptiques et les opposants de principe vont continuer à critiquer l’accord sur le gaz conclu entre l’Etat et les compagnies d’exploitation, et de notre côté, nous allons continuer à développer le marché énergétique de notre pays et protéger ainsi nos importants atouts stratégiques”.
Quant au Premier ministre Binyamin Netanyahou, il n’a pas caché sa joie: “Je salue la signature de cet accord historique avec l’Egypte.  Cet accord va faire entrer des milliards de shekels dans les caisses de l’Etat, qui pourront être consacrés à l’Education, à la santé et aux besoins sociaux des citoyens d’Israël. Nombreux sont ceux qui ne croyaient pas dans l’accord sur le gaz (Avi Gabbaï en premier). Nous l’avons mené car nous savions que cela renforcera la sécurité et l’économie de notre pays, nos relations avec des pays de la région mais surtout les citoyens. d’Israël. C’est un jour de fête!”.

Emmanuel, Chilo, Yonathan et tous les autres… par Avraham Azoulay....


Je vous parlais la semaine dernière de notre quartier du Proche-Orient, non seulement mal fréquenté, mais en plus très dangereux. Comment vit-on cette situation surréaliste au quotidien ?
Disons que nous sommes comme sur une autoroute, en permanence à plus de 100 à l’heure. Nous voyons ainsi défiler le paysage, ayant à peine le temps de faire un arrêt sur cet arbre, ce village, cet animal ou même cette voiture qui nous a déjà dépassés.
Plus le temps de ressentir, de réaliser, d’analyser, tant les événements s’enchainent rapidement. Un peu comme sur Instagram où l’on passe de photos à commentaires et  vidéos,  sur des sujets qui défilent et qui n’ont rien en commun.
Et pourtant, parfois il nous arrive une chose plus forte que les autres, une image qui nous touche et vient nous interpeler au plus profond de nous-mêmes. Cette photo qui remue tout un pays, si puissante, si émouvante, si incroyable est celle d’un homme couché sur un brancard, Emmanuel, le soldat blessé à Gaza atteint par l’explosion d’une mine. Il a été évacué par hélicoptère pour subir au plus vite plusieurs opérations pour lui sauver son bras. Notre h’ayal, avant de s’envoler, a eu non seulement la force, mais aussi la présence d’esprit de transmettre un message clair à chacun d’entre nous. En levant l’autre bras avec le signe du V de la victoire, il pousse un cri au monde. Nous, soldats d’Israël, ne craignons pas l’ennemi, et nous le terrassons, même au prix de notre vie.  Et vous, ennemis en tout genre, ne criez pas victoire si vite. Déjà nos avions volent sur vos têtes et font sauter les tunnels de la mort  que vous avez construit, au lieu d’ouvrir des écoles.

Arrêt sur image ! On va tous prier pour Emmanuel ben Judith, ainsi que pour les autres soldats hospitalisés. Nos pensées sont dirigées vers ces deux soldats  de l’unité Golani qui ont trouvé la mort sur la ‘’route 6’’ et vers leurs amis du même commando, blessés et traumatisés à vie par la perte leurs frères de sang.  Alors là aussi, nos prières sont pour le souvenir de Chilo-Haïm ben Aviva, z”l, le soldat qui vient de nous quitter.
Nos jeunes soldats, nos pilotes de chasse, sont notre rempart de protection contre cette haine meurtrière qui vient de toutes les directions, du sud, du nord et surtout de l’intérieur.
La prière particulière que nous faisons chaque shabbat pour nos héros est le symbole même de ce qui doit nous unir au-delà de nos clivages permanents.
Rien n’est plus actuel que l’importance de se souvenir du mal que nous a fait  Amalek à chaque génération, jusqu’à nos jours, car face au mal et au doute, nous ne faisons qu’un seul peuple.
Emmanuel, Chilo, Yonathan et tous les autres soldats d’Israël: le Am Israël vous dit merci! Qu’Hashem vous protège !
 Avraham Azoulay

lundi 19 février 2018

La France bientôt en guerre contre l’islamisme conquérant...


Ivan Rioufol a écrit : « Si rien ne vient briser l’hégémonie prise dans les cités par les Frères musulmans et le salafisme, la France deviendra vite méconnaissable et invivable.

La France recule sous les assauts de l’islam conquérant (qui) crée le désordre dans la laïcité, la mixité, l’indivisibilité nationale. Il sème la discorde dans l’école. Il fracture la nation. Partout, cette idéologie minoritaire exige sa visibilité, pose ses exigences, bouscule la République et (la démocratie). Macron veut aborder la question de l’islam et « poser les jalons de toute l’organisation de l’islam de France ». Sa prudence est un renoncement à affronter l’esprit totalitaire.
« Or il est à la source de l’épreuve de force. Un conseiller, Hakim el-Karoui, constate (sur L’Opinion) que « les islamistes ont gagné la bataille de la norme, qu’il s’agisse du port du voile ou de la consommation de la viande hallal ». Faudrait-il s’en satisfaire ? Quand el-Karoui affirme qu’il faut « lutter contre l’islamophobie », en avalisant ce mot brandi par les islamistes et leurs caniches, il rend les armes… »
La guerre contre l’islamisme conquérant sera la plus longue et la plus sanglante de toutes les guerres de l’humanité. Elle durera 10 ou 15 ans et se déroulera, comme toujours dans les guerres, au préjudice des meilleurs. Ce seront les meilleurs, les plus forts sur le plan moral, qui périront. Pour ce qui est du vrai peuple de France, ses dernières racines seront détruites et ce sera la dernière des exterminations commencées avec le Grand Remplacement, puis la persécution radicale des non-croyants continuée par l’islamisme conquérant.
Au cours de cette guerre de l’islamisme conquérant, le peuple de la vraie France cessera d’exister. Cela signifie que la vraie France perdra totalement cette guerre contre l’islamisme conquérant avec toutes ses conséquences affligeantes au détriment de l’Occident chrétien. Comment éviter que notre jeunesse, et tout ce qu’il y a de meilleur dans la vraie France et le pays réel, doive aller à grands pas vers une telle guerre ?
Ce n’est donc pas seulement la guerre idéologique contre les islamo-gauchistes qui se répandent dans les médias pour faire la propagande d’une idéologie déjà morte et son effroyable irresponsabilité !
Le sort du peuple de la vraie France ne suscite, chez les islamo-gauchistes, aucune compassion. En réalité, ils sont eux-mêmes impuissants parmi les impuissants. Ils seront donc les premières victimes de cette guerre de l’islamisme conquérant. Ils seront pris dans un tel étau idéologique qu’ils ne pourront pas échapper à leur destin funeste. Tel est l’avenir désastreux des islamo-gauchistes qui s’approche à grands pas !
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Et tous ceux parmi les médiocres élus corrompus qui détiennent une parcelle de pouvoir ne pourront pas exercer la moindre influence pour éviter cette guerre de l’islamisme conquérant. Il ne pourront pas se donner pour tâche de gagner cette guerre contre l’islamisme radical, car personne ne pourra la gagner. Il faut d’abord se débarrasser des islamo-gauchistes, ces ennemis de l’intérieur soumis au parti de l’étranger !

Quelles sont les causes de cette guerre ?

C’est la pression démographique des millions d’africains et des milliards de musulmans sur nos terres de l’Occident chrétien grâce aux grandes mystifications socialistes. Et cette pression augmentera avec l’accroissement de la surpopulation de la terre d’Afrique. Mais la première cause de la guerre qui nous menace est plus insidieuse, plus importante et n’offre pas d’échappatoire.
C’est la doctrine des migrants « une chance pour la France » manipulée par la propagande des islamo-bobos-gauchistes qui est la cause idéologique du Grand Remplacement par l’islamisme conquérant.
Ne nous étonnons pas, dans cette histoire du Grand Remplacement par l’islamisme, que les dérives idéologiques de la conception socialo-communiste de la mondialisation provoquent des dérives religieuses.
Plus grave est la collusion des États de l’UE avec l’islamisme qui oppose la vraie France à la doctrine socialo-communiste qui sert de bannière aux activistes islamo-gauchistes contre les peuples européens.
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Une guerre va éclater contre l’UE. Les peuples européens devront recouvrer leur liberté et combattre contre l’idéologie immigrationniste de Merkel. Et c’est pourquoi nos compatriotes vont combattre parce que la vérité faussée de l’UE avec l’islam d’amour de paix est la tolérance aveugle et bienveillante pour le « déni de la réalité de la dangerosité de l’adversaire ». Les peuples européens seront les premiers exposés à l’islamisme conquérant. Les patriotes ne se rassembleront sûrement pas pour cette guerre avec le soutien gangrené de l’idéologie islamo-gauchiste, mais sous le drapeau tricolore, et aussi et surtout sous la bannière chrétienne !
Les peuples européens devront opérer un tournant idéologique décisif pour combattre l’islamisme conquérant et le Grand Remplacement avant qu’il ne soit trop tard pour l’effort de guerre contre l’islamisme.
Jérôme Fourquet sur Causeur : « Les cathos pratiquants sont assez rétifs à l’accueil des migrants« .
« Face à la montée d’un islam revendicatif, beaucoup de catholiques se voient comme une minorité dans une société massivement déchristianisée, dont les mutations (loi Taubira, PMA et GPA ?) les heurtent profondément. Depuis le mariage pour tous, (le scandale de) la loi Taubira leur a fait prendre conscience de leur statut minoritaire. En dépit de la mobilisation massive de la Manif pour tous (2013), ils n’ont pas réussi à faire reculer la gauche (GOF) au pouvoir. À mesure que la société se déchristianise, la Manif pour tous a développé une stratégie habile, ce qui a fait que le noyau catholique » a pu s’engager de plus en plus…
Guy Millière écrit sur Dreuz.info : « Est-il trop tard pour la France ? »
« Le Grand Remplacement analysé par Renaud Camus est en cours et est désormais très difficilement réversible. L’islam est la première religion de France, en nombre de pratiquants, et la démographie montre que son poids va s’accentuer. Si on met en parallèle les naissances musulmanes et les naissances non musulmanes, on comprend Renaud Camus. Les discours de type « Islam de France » et « Islam modéré » sont porteurs d’un aveuglement pathétique qui ne peut rassurer que ceux qui les croient et qui veulent s’aveugler. Les zones de non droit (« zones urbaines sensibles » en langage politiquement correct) sont environ 600 et en expansion. Il est quasiment impossible d’être élu à une fonction politique dans un nombre croissant d’endroits sans le « vote musulman ». Les prisons sont des lieux de recrutement islamique très difficilement contrôlés. L’enseignement public est sous emprise, et le discours « islamiquement correct » y est quasiment hégémonique. Les médias (de gauche) sont dans la même situation. (La plupart des) journalistes n’ont même pas à recevoir d’ordres : ils ont le cerveau si bien essoré qu’ils tiennent spontanément le discours inepte et mensonger requis. L’information ne circule plus en France. Les journalistes au cerveau essoré sont chargés d’essorer les cerveaux de la population. » (Guy Millière)
Toute l’impétuosité du développement islamiste s’est manifestée depuis des siècles. Ce mouvement forcené de l’islamisme conquérant est devenu des plus dangereux pour l’humanité de l’Occident chrétien.
N’est-il pas raisonnable d’opérer un tournant idéologique aujourd’hui ? Les islamo-gauchistes et leur idéologie immigrationniste soutiennent les terroristes et les partisans de l’islamisme conquérant.
Cette inimitié entre nous et eux ne disparaîtra qu’avec la victoire définitive de l’islamisation heureuse. C’est pourquoi le conflit ne s’éloignera que par la « Soumission » à l’Islam radical. L’islamisme conquérant a fondu sur l’Occident avec l’impasse de la civilisation de l’UE germanique de Merkel. Il a naturellement déchiré l’UE et manifestement détruit la France dans son âme. Il faut espérer que notre peuple se remettra bientôt de cette maladie de l’Islam radical et que le peuple européen se guérira de la peste de l’UE de Merkel. Il faut espérer que cela ne sera pas trop tard pour sauver le pays réel et préserver l’humanité de la vraie France.
La croissance de l’Islam radical est non seulement surabondante mais néfaste. Il faut donc renoncer au Grand Remplacement de la mondialisation honteuse. Dans l’urbanisme, les mosquées de nos villes sont en prolifération pernicieuse comme le font les tumeurs cancéreuses. L’objectif de la stratégie de l’islamisation heureuse des capitalistes est d’éliminer les « populations européennes natives » et de remplacer la civilisation occidentale par le prolétariat importé du « tiers monde« , constitué par des travailleurs exploités et mal payés.
Malgré cela, l’Occident chrétien n’est pas encore totalement sur le chemin de la perdition !
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard pour Dreuz.info.

dimanche 18 février 2018

Lille: Face aux antisémites, un festival étudiant sur Israël a été annulé.......


Un festival intitulé « Escale en Israël », à Lille, a été annulé par les étudiants qui l’organisaient dans le cadre d’un projet universitaire. Des militants pro-palestiniens sont venus manifester lors du premier atelier culturel, a-t-on appris, jeudi, auprès des associations.

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Ateliers de découverte de la culture israélienne
A l’appel de l’association France Palestine Solidarité Nord-Pas-de-Calais (AFPS) et de professeurs de l’université de Lille 1, quelques dizaines de personnes ont perturbé la tenue d’une exposition photos et de cours d’hébreu à la Maison des étudiants, mercredi soir, sur le campus à Villeneuve d’Ascq.
Organisé par une association composée d’une quinzaine d’étudiants de l’Institut d’administration des entreprises (IAE) de Lille, rattaché à l’université Lille 1, le festival devait proposer, pendant quatre jours, des ateliers de découverte de la culture israélienne, notamment de cuisine et de musique.
« Les manifestants nous ont dit qu’ils allaient venir manifester à toutes nos activités. Donc on a décidé d’arrêter. On ne veut pas créer plus de polémique sur cela », a expliqué à l’AFP Gaëlle Robin, étudiante chargée des relations presse au sein de l’association. « On était neutre, on a bien dit qu’il n’y avait rien de politique ni religieux […] Notre projet a été validé » par l’établissement, a-t-elle ajouté.
« sous couvert d’ouverture culturelle, fait l’apologie de cet Etat »
Mercredi, une lettre signée de deux professeurs a été envoyée au président de l’université, pour demander l’annulation du festival. « Monsieur le président, autoriser une manifestation qui, sous couvert d’ouverture culturelle, fait l’apologie de cet Etat [Israël] nous choque profondément », écrivent Moussa Nait Abdelaziz et Abdellatif Imad. « Aurions-nous accepté d’organiser une manifestation édulcorée sur l’Afrique du Sud, au temps de l’Apartheid et de Mandela en prison ? » poursuivent-ils.
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Selon l’AFPS, la démarche des étudiants « met en valeur l’État d’apartheid israélien en prétendant se placer sur le terrain culturel en occultant les crimes commis régulièrement par cet Etat colonial à Jérusalem, en Cisjordanie, à Gaza ».
Contactés par l’AFP, l’IAE n’a pas souhaité s’exprimer et l’université de Lille n’a pas donné suite..
Source : 20minutes.fr

samedi 17 février 2018

Qui doit écouter la Méguila...

  • entete2
  •  Qui doit écouter la Méguila
    Halakha N°1
    Les hommes, femmes et enfants doivent écouter la Méguila le soir et le lendemain, car tout le peuple était en danger à l’époque d’Aman,
    Il est conseillé d’aller à la synagogue en présence de nombreuses personnes (Pirssoumé Nissa), car la gloire d’Hachem est grandie par la foule des fidèles.
    Références: Guémara Méguila page 3a voir Tosfot, Rabbi Yossef Karo z.t.l. dans le Choul’han Aroukh siman 687 et 689 Saïf 1, Biour Halakha siman 690, Yalkout Yossef Siman 689 Saïf 1, 3, 5, H’akham Aba Chaoul z.t.l. dans Or Létsion volume 1 siman 20, selon Rav Ovadia Yossef z.t.l. dans Yéhavé Daât volume 1 Siman 46, on doit écouter la Méguila le soir (13,5 minutes après le coucher du soleil en Israël).
    La lecture est valable toute la nuit et toute la journée de Pourim jusqu’au coucher du soleil.
    Celui qui ne peut l’écouter qu’une seule fois, l’écoutera de préférence le jour de Pourim.
    Références : Toldot Esther sur le Maharil Ot 13, Rav Binyamin Hotta Chlita dans Rav Binyamin Hotta Chlita dans Ki Ba Moëd Halakhot Pourim page 21.
    Il est organisé dans certains endroits plusieurs lectures le soir et la journée (se renseigner auprès de sa synagogue).
    Avant la lecture de la Méguila, il est permis de boire du café, du thé, ou de consommer des fruits, ou bien des pâtisseries ou même du pain en quantité inférieure à Kabétsa (inférieure à 54 g).
    Références : Rabbi Ovadia Yossef z.t.l. dans H’azon Ovadia Halakhot Pourim

    Halakha N°2
    A priori il faut écouter la Méguila d’une voix humaine et non par le biais d’un micro ou de la radio, même si l’émission est en directe, par contre si on entend un Kadich ou une prière en directe de la radio ou par le téléphone on devra répondre ‘Amen’.
    Références : Rav Ovadia Yossef  z.t.l. dans Yabiâ Omer volume 5 Or Hahaïm Siman 11 Ot 4 et dans Responsa Yéhavé Daât volume 3 Siman 54 et H’azon Ovadia page 56, Rabbi Chlomo Zalman Oyrbakh z.t.l. dans Kovets Maamarim, Responsa Yits’hak Yéranen volume 2 Siman 7, Rabbi Chlomo Zalman Oyrbakh z.t.l. dans Responsa Minhat Chlomo volume 2 Siman 18, Rabbi Éliézer Yéhouda Waldenberg responsa dans Tsits Eliézer z.t.l. volume 4 siman 26 et volume 8 siman 11.

    Même si a priori il faut écouter la Méguila d’une voix humaine et non par le biais d’un micro, a postériori, celui qui l’a écouté par le biais du micro sera quitte de son obligation.
    Références : Rabbi Moché Feinstein z.t.l .  dans son Responsa Iguérot Moché Ora’h Haïm volume 2 siman 108 et volume 4 siman 108, Rabbi Chmouel Halévy Wosner z.t.l  responsa chevet Halévy volume 5 siman 84, Rabbi Yits’hak Yaâkov  Weissz.t.l . Responsa Min’hat Yits’hak volume 3 siman 38, Léket hakémah H’adach page 138, Rav Tsvi Pessah Frank z.t.l. dans Mikraé Kodech page 96, Rabbi Baroukh Zilbekh z.t.l. dans Beth Baroukh volume 1 page 423.

    Aphorismes de nos Sages :

    Un oiseau dans la main vaut mieux que deux sur le buisson.

Par le mérite des Tsadikim, qu’Hachem protège tout le Âm Israël, Amen

  •  Hiloulot 3 Adar Aleph
    ��Rabbi Binyamin Zev Lev z.t.l, décédé en 1851, Rav de Verboi et auteur de Shaaré Tefila.
    ��Rabbi Haïm Yaakov Goldvicht z.t.l, décédé en 1994, fondateur (1952) et rosh yeshiva de Kerem BéYavne en 1994.
    ��Rabbi David Morgenstern de Kotzk z.t.l, décédé en 1866, le fils aîné de Rav Mendel de Kotzk z.t.l.
    ��Rabbi Eliezer Di-Avila z.t.l, auteur du livre « Magen Giborim ».
    ��Rabbi Eliyahou David Rabinowitch-Téoumim z.t.l, Téoumim L’Aderet. Né en 1843, décédé en 1905.
    ��Rabbi Eliyahou Mezhritch z.t.l, auteur de Midreché Eliyahou, décédé en 1868.
    ��Rabbi Mordekhaï Yaffe z.t.l, le Baal HaLevochim, né en 1530 à Prague en Tchécoslovaquie, décédé à Posen en Pologne en 1612, auteur du livre HaLevouchim et du Levouch Mordekhaï.
    ��Rabbi Nissim David Azran z.t.l, décédé en 1984. Il a occupé la position de Roch Yéchiva « Beth Chmouel ».
    ��Rabbi Noah Haïm Berlin d’Altuna z.t.l, décédé en 1802, auteur d’Atzé Almogim et Atzé Arazim et Av Bet Din de AH « U.
    ��Rabbi Noah z.t.l de Cracovie, décédé en 1638, auteur de Toldot Noah sur Midrach.
    ��Rabbi Yaakov Mounssa z.t.l, décédé en 1954. Un des kabbalistes de Jérusalem.
    ��Rabbi Yehiel Malakh z.t.l, né à Ostrolenka en Pologne en 1922, décédé en 2006.
    *Allumez une bougie et par le mérite des Tsadikim, qu’Hachem protège tout le Âm Israël Amen

Refoua Chelema et Réusite

  • Toutes les Halakhot sont dédiées à la protection et à la Réfoua Chéléma de tout le peuple d’Israël Amen et en particulier
    • mon épouse Sarah bat Fortuné,
    • Rabbi Haïm Chalom ben Bedra Chlita,
    • Haim Eliézer Ben Tilah
    • Anael bat Chlomo
    • Eli Eliyahou Ben Victorine
    • Noam Yéhouda ben Yéhoudit
    Amen

Léilouy Nichmat

  • De tous les défunts du âm Israël et en particulier
    • Sarah Bat Rosa z.t.l.
    • Georges Yitshak Ben Hénéna ouben Chlomo z.t.l.
    • Gérard Guerchon Ben Yitshak
    • Fortuné Bat Camille Camouna
    • Rabbi Yossef Haïm Sitruk Chlita ben Emma, z.t.l.
    • Léon Yéhouda ben Rahel véElichä z.t.l
    • Lidia Soufir z.l.
    • Ephraim ben yehouda et Alice
  • Soutenir la diffusion de la Torah en France, au  Canada et en Israël.

    Merci grâce a vous des milliers de personnes lisent ces halakhot, Merci.

    Vous pouvez dédier des Halakhot

    • pour une personne chère
    • Pour la guérison
    • Pour l’élévation de l’âme
    • Pour les enfants
    • Pour la réussite Matériel
    • Pour aider à trouver son conjoint

    �� Sympa les amis �� de faire un don ��

    Merci !!!

vendredi 16 février 2018

Une fondation du New Jersey donne 5 M $ aux personnes âgées israéliennes....


Une fondation basée dans le New Jersey a donné 5 millions de dollars à une initiative de l’Agence juive pour Israël qui offre des logements subventionnés aux personnes âgées en Israël.
La Wilf Family Foundation a annoncé le versement de cette subvention à l’Initiative pour le logement abordable, qui prévoit de construire environ 3 000 logements abordables pour les personnes âgées sur 17 sites dans neuf villes d’Israël.
Le premier site de l’initiative est en construction à Tel Aviv.
Il y a actuellement une liste de 27 000 personnes âgées israéliennes à faible revenu — dont la moitié sont des survivants de l’Holocauste — qui attendent pour obtenir des logements subventionnés.
Plusieurs autres donateurs ont consacré plus de 27 millions de dollars au projet de l’Agence juive, y compris la Fondation Harry et Jeanette Weinberg, the Claims Conference, la Fondation Belz, le Coopersmith Charitable Trust, l’Iranian Jewish Federation, et les donateurs du Keren Hayessod d’Amérique du Sud, de Suède et de Hollande.
Le bâtiment sera nommé le Joseph Wilf Building, selon l’Agence Juive.

Antisémitisme en Pologne ? L’auteur de best-seller Tuvia Tenenbom a enquêté, et ça décoiffe....


La Pologne envoie constamment des messages contradictoires, à l’Union européenne, à Israël, et aux juifs à propos de l’holocauste et des camps de la mort sur le sol polonais. Assez contradictoires pour avoir attiré l’attention de notre ami, le journaliste d’investigation et auteur de best-seller Tuvia Tenenbom.

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« Tenenbom », écrit à son sujet le quotidien allemand Der Spiegel, est « un auteur controversé qui traite des sujets les plus controversés ». Son dernier papier, paru sur Die Zeit, ne fait pas exception.
Aucun des livres de Tuvia Tenenbom n’est disponible en français. Vous pourriez penser qu’un auteur de best-sellers dans plusieurs pays du monde serait courtisé par les éditeurs français. C’est tout l’inverse : ils le fuient. Les éditeurs ne veulent pas le publier justementparce qu’il écrit des best-sellers.
D’une plume puissante, drôle et émouvante, il dit les choses telles qu’elles sont vraiment sur le terrain, et ce qu’il rapporte correspond rarement à la vérité officielle.
Avec son style si particulier, Tenenbon couvre dans l’article qu’il nous a autorisé à traduire pour les lecteurs de Dreuz, les aspects politiques des récents événements de Pologne — le vote d’une loi qui interdit de parler de la Pologne dans le génocide de millions de juifs, le refus de condamner la décision de Trump de reconnaître Jérusalem capitale d’Israël à l’ONU, et les menaces de sanctions de l’UE.
Tuvia a rencontré des politiques des deux bords, ainsi que le Premier ministre polonais, et leur a posé les questions qui fâchent, pile sur la cible, et qui exposent les mensonges et l’hypocrisie des politiciens.

Les 13 dernières âmes juives de Łódź

Tuvia Tenenbom
Autrefois, je venais en Pologne chaque année, et ce dont je me souviens le plus c’est de ma première visite dans le pays, quand j’étais encore un touriste polonais naïf. J’ai été totalement pris par le pays, la terre de mes aïeux, ses gens et ses mœurs. Physiquement et mentalement, le peuple polonais me semblait très proche de ceux que je connaissais le mieux, les juifs ashkénazes des États-Unis et d’Israël. Ils partageaient un sens similaire du comique, et tous les deux se plaignaient toujours que personne ne les aimait.
Ce n’est guère surprenant, me direz-vous, puisque les Juifs vivent en Pologne depuis environ un millénaire.
Peut-être.
La ville que j’ai visitée pour la première fois était Łódź, une ville qui abritait des centaines de milliers de Juifs, alors que les Juifs vivaient encore en Pologne.
Ce qui m’a frappé instantanément, c’étaient les interminables graffitis d’étoiles de David partout. Ils doivent aimer les Juifs ici, me suis-je dit. Vendredi soir, quand les juifs religieux accueillent le Shabbat, je suis allé à la synagogue pour être avec les gens bien-aimés de Łódź.
Je n’oublierai jamais ce soir.

Les Polonais voulaient finir ce que les Allemands n’avaient pas fini. Personne ici ne nous aime

Quand le service religieux a été terminé, je me suis approché d’un des fidèles, un vieux Juif avec une longue barbe, et je lui a fait part à quel point j’étais impressionné par l’amour pour les Juifs que j’avais vu déborder des rues de Łódź.
Il m’a dévisagé, comme s’il regardait le plus grand idiot agaçant qu’il ait jamais vu, et il a m’attrapé par le bras gauche.
« L’amour? » m’a-t-il demandé. « À la fin de la guerre, très peu d’entre nous ont survécu. J’étais l’un d’entre eux. Nous avons pris le train pour rentrer à la maison que nous avons quittée pendant la guerre. Au milieu de nulle part, pendant que le train roulait, les Polonais se sont levés et ont commencé à nous tirer dessus, sur chaque Juif qu’ils voyaient dans le train. J’ai sauté du train et ils tiraient encore sur moi. Mais j’ai survécu. Les Polonais voulaient finir ce que les Allemands n’avaient pas fini. Personne ici ne nous aime. »
Il me faudra encore quelques jours pour réaliser que les étoiles de David n’étaient pas des signes d’amour, mais de haine.
Łódź, qui abrite l’un des plus grands cimetières juifs d’Europe, a deux clubs de football qui ont été fondés il y a plus d’un siècle ; l’un appartenait à un Juif et l’autre était dirigé par un Juif.
Les Juifs polonais, presque tous, sont partis depuis longtemps, mais les clubs restent.
L’un de ces clubs s’appelle Widzew, et ce sont bien ses supporters qui ont l’habitude de peindre avec des bombes de peinture le nom de leur équipe chérie sur tous les murs qu’ils rencontrent.
Naturellement, Widzew n’est pas apprécié de tous. Par exemple, ceux de ŁKS, le club de football concurrent. Et quand un supporter de LKS voit le nom de Widzew, il peint deux lettres sur Widzew, un Z sur le W, et un Y sur le I pour faire Zydzew. Zyd Ça veut dire juif en polonais.
Une fois cela achevé, il griffonne le nom de son club sur le mur, ŁKS.
Le fan de Widzew qui découvre avec horreur la honte faite au nom de son club, peint immédiatement une étoile de David autour de la lettre K de ŁKS.
Bref, chacun d’eux dit la même chose à l’autre : « vous êtes un Juif ! » Pour eux, Juif, c’est le mot le plus odieux au monde, pire même que celui de Satan, Juif!
Parfois, les créateurs des graffitis de Lodz aiment peindre des images. Par exemple, un Juif ou une étoile de David pendus à une potence.
J’ai fini par en avoir assez de cette célébration de l’antisémitisme dans les rues de Pologne, et je suis parti sans revenir.
À la fin de l’année dernière, la Pologne a grimpé en flèche dans l’actualité lorsque le pays a affronté à deux reprises l’Union européenne.
  • La première confrontation était assez grave: la CE, la Commission européenne, a annoncé qu’elle avait décidé d’engager des mesures disciplinaires contre la Pologne en vertu de «l’article 7», ce qui pourrait finalement entraîner la suspension des droits de vote de la Pologne.
Dans un communiqué de presse, la CE déclarait que :
« Sur une période de deux ans, les autorités polonaises ont adopté plus de 13 lois affectant toute la structure du système judiciaire en Pologne » et que, « malgré des efforts répétés, pendant presque deux ans, d’engager les autorités polonaises dans un dialogue constructif dans le cadre de la règle de droit, la Commission a conclu aujourd’hui qu’il existe un risque évident de violation grave de la règle de droit en Pologne. »
  • Le deuxième affrontement était avec la majorité de l’UE, et il concernait Jérusalem.
Peu après la reconnaissance par le président américain Donald Trump de Jérusalem comme capitale d’Israël, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution pour annuler sa déclaration et la Pologne, à la différence de la plupart des pays de l’UE, s’est abstenue. Même l’Allemagne, le pays qui ne vote généralement pas en faveur des résolutions critiques envers Israël, a voté pour la résolution. Mais pas la Pologne.
L’UE, une entité que je suis depuis quelque temps, a, depuis quelques années, montré des signes d’antisémitisme croissant. Naturellement, après dix ans d’absence, je décide de visiter à nouveau cet État paria de l’UE, la Pologne.
Le paysage politique, dont j’ai lu l’évolution dans les médias, a changé.
Le Parti conservateur Droit et Justice, connu sous son sigle polonais PiS, un parti fondé par son leader Jarosław Kaczyński, forme le gouvernement actuel de la Pologne, avec le Premier ministre Mateusz Morawiecki à sa tête.
L’ancien gouvernement, dirigé par le Premier ministre de l’époque, Donald Tusk, et son Parti de la Plate-forme civique, libéral d’esprit, était le chouchou de l’UE, et Donald Tusk a rapidement décroché le poste de président du Conseil européen. Mais contre toute attente, de nos jours M. Tusk est l’un des plus forts critiques de la Pologne.
Et c’est ainsi qu’au début de 2018, je vole en Pologne.
Bien sûr, par curiosité, je vais d’abord à Łódź. Le maire de Łódź est le membre de la Plate-forme civique, et j’espère que la ville d’aujourd’hui est très différente de ce qu’elle était auparavant.
C’est samedi en fin de matinée que les « membres actifs de la communauté juive de Łódź  » — c’est ainsi qu’ils se présentent à moi — sont assis à la synagogue pour célébrer le Shabbat.
En tout, le nombre de Juifs présents au service d’aujourd’hui est de treize. Officiellement, il y a environ une centaine de Juifs à Łódź, mais personne ne sait où ils sont.
Sur les treize d’entre eux, certains sont nés juifs, d’autres sont convertis, d’autres voudraient être juifs, et d’autres encore pensent qu’ils sont juifs.
Le vieux Juif avec la longue barbe n’est plus là; il nous a quittés. Il n’y a personne ici pour m’attraper par le bras. Juste treize Juifs, ou ceux qui voudraient l’être, et ils n’attrapent le bras de personne.
À la fin de la prière, les treize personnes s’installent pour manger du gâteau. Je les rejoins. J’en mange trois tranches. C’est un moment triste et doux : une communauté mourante autour d’un gâteau sucré.
Et puis je pars.
Dehors il fait très froid. L’air est glacial. Mais j’aime Łódź, même lorsqu’il fait froid. Il y a quelque chose à Łódź, une ville pas encore teintée par les étrangers, comme Cracovie ou Varsovie. Łódź est réel. Łódź c’est la Pologne pure. Il fut un temps où, longtemps avant que je sois conçu, Łódź était un important centre de fabrication textile, et les propriétaires d’usines, dont plusieurs étaient Juifs, ont érigé les manoirs et les palais les plus extravagants de la ville. Par conséquent, des centaines de milliers de personnes à la recherche d’un emploi solide se sont installées ici. Mais après quelque temps, pour une raison historique ou une autre, les machines textiles se sont arrêtées, beaucoup de gens sont partis, et la ville a plongé dans la pauvreté, la dépression et l’atonie. Les palais et les manoirs autrefois extravagants, une joie pour les yeux, se sont transformés en horreurs géantes, la demeure de fantômes.
Je marche dans les rues de Łódź et les étoiles de David me regardent de tous les côtés.
Rien n’a changé.
13 juifs, 700 000 chrétiens et une myriade d’étoiles de David.
Les libéraux dirigent cette ville.
J’ai presque oublié.
Il faut que je mange.
Plus tôt dans la journée, la dame de la réception de mon hôtel m’a recommandé de visiter un restaurant qui correspond aux besoins des touristes juifs.
J’y vais, et une serveuse me conduit à ma table.
La musique de fond est israélienne, en hébreu.
Je commande du gefilte fish, du tcholent et du kougel.
Que puis-je dire? C’est de la nourriture juive faite par des non-juifs. Sur le plan gustatif, cela me rappelle l’Eucharistie.
Je commande un whisky.
Le whisky est bon.
Avant que l’addition arrive, et en guise de reconnaissance que j’ai visité leur établissement, je reçois un Zydki, un «petit juif». C’est une petite statuette représentant un juif religieux, et il porte un Grosz, un penny.
Ils ont toutes sortes de Zydkis dans leur collection, me dit la serveuse.
Et chaque Zydki porte un Grosz.
Depuis des temps immémoriaux, ne le saviez-vous pas, chaque Juif a de l’argent.
Devrais-je pleurer, ou devrais-je rire ?
J’avais des doutes, mais le lendemain, ce Zydki, votre humble serviteur, décide d’unir ses forces à celles de Jésus, un autre Zydki.
Je vais à la plus grande église de Łódź, la cathédrale de Łódź.
Quel endroit! Énorme, puissante, belle, glorieuse, majestueuse.
Il est 12 h 30 et les bancs se remplissent, un siège après l’autre. Voici les vieux, voici les jeunes, les femmes et les hommes, tous prêts à communiquer avec mon Zydki et sa maman.
Monseigneur Ireneusz Kulesza dirige le service. C’est un homme plein de charme, une forte présence, et il sait par cœur ce qu’il doit faire. Le service se déroule sans aucune interruption, tout se passe bien ; aucun article 7 ne sera initié ici.
À la fin du service, je m’approche du Monseigneur, car je suis intrigué par lui, et il m’invite dans sa résidence privée pour une tasse de café et de la tarte.
La vie est belle !
Il a une maison modeste, mais très chaleureuse. La seule chose qui manque ici est une conjointe aimante, mais ça ne risque pas de se produire dans l’immédiat.
Il me verse du café italien, et il me sert de la tarte aux pommes polonaise.
Nettement meilleure, je dois le constater, que celle à la synagogue.
Après être devenu le témoin de la présence des 13 dernières âmes au service à la synagogue, je me demande combien de personnes prient à la cathédrale.
« Il y a huit cents sièges dans la cathédrale », répond Monseigneur, « et il y a huit services le dimanche. Certains services sont plus populaires que d’autres et, en moyenne, 4 500 personnes y assistent chaque dimanche au total, y compris un bon nombre d’étudiants d’une université voisine. »
La religion est en baisse à travers l’Europe, mais manifestement, le choses vont bien ici. En quoi consiste le secret ?
« Pendant 123 ans, la Pologne n’existait pas politiquement, puisque le pays était occupé par la Russie, la Prusse et l’Autriche-Hongrie. La seule chose qui a uni les Polonais tout au long de notre histoire était la langue polonaise qui a été utilisée par l’église. De même, pendant le communisme, vous ne pouviez entendre la vérité qu’à l’église. »
Comment trouvez-vous le gouvernement actuel?
« Le gouvernement actuel », me dit-il tout en m’encourageant à prendre une tranche de plus de sa tarte aux pommes, « est composé de catholiques et est plus véridique pour le peuple ».
Certaines personnes disent, comme je l’ai entendu, que le gouvernement est antisémite. Qu’est-ce que vous en pensez?
« Absolument pas! »
L’ancien gouvernement était-il antisémite?
« Il n’y a pas d’antisémitisme en Pologne ».
Et non seulement il n’y en a ni en Pologne, ni dans l’ensemble du monde catholique.
« Il n’y a ni d’antisémitisme ni d’anti-islamisme dans la doctrine catholique. »
Vous pourriez conclure que ce prêtre est un grand partisan de l’installation des réfugiés du Moyen-Orient sur cette terre [polonaise].
Eh bien, détrompez-vous. Sa Sainteté est favorable pour accueillir les chrétiens syriens, mais pas les musulmans syriens.
« Quand je vois ce que les musulmans font aux chrétiens là-bas, je ne les veux pas ici. »
Au fait, ce n’est pas qu’il hait les musulmans. Il est très contre le président américain actuel qui a déclaré que Jérusalem était la capitale d’Israël.
En finissant ma deuxième tranche de tarte, j’essaie de comprendre sa logique : il prend le côté musulman dans l’affrontement avec les juifs sur la question de Jérusalem, mais il ne veut pas de musulmans ici.
Monseigneur Ireneusz Kulesza m’offre une autre tranche, la troisième, et je lui montre des photos que j’ai prises ces derniers jours dans les rues de Łódź, illustrant les graffitis antisémites partout. Pourrait-il répéter son affirmation selon laquelle il n’y a pas d’antisémitisme ici ?
Je continue à mâcher la tarte et au moment où j’en ai fini, le prêtre s’est converti. Jérusalem, dit-il maintenant, appartient aux Juifs, Tak [pas si mal], et il pourrait se prononcer devant ses fidèles contre les graffitis dans une semaine. Pourrais-je lui envoyer les photos ? Il demande que oui.
Il propose que je prenne une tranche de plus, mais j’en ai assez. Il est temps de sortir et de rencontrer des gens.
Je conduis à travers la ville, je tourne encore et encore, jusqu’à ce que j’arrive dans un quartier avec de nombreux bâtiments laids en ciment massif.
Je me déplace près d’un tel bâtiment.
Je me demande : est-ce une usine?
Probablement pas, puisque je suis en plein centre-ville.
Peut-être que c’est une écurie.
Mais où sont les chevaux ?
Voyons donc.
Je sors de la voiture.
Juste en face, je vois quelques petites étoiles de David, ce qui signifie que ce n’est probablement pas la demeure de chevaux. Des gens doivent vivre ici.
J’attends un moment jusqu’à ce qu’un homme s’approche, portant un sac en plastique avec un peu de nourriture à l’intérieur.
Rafał est son nom. Pas David.
Il a 26 ans et il a une petite amie, mais elle n’habite pas ici. Voici sa maman. Il vit avec sa maman.
Rafał a aussi un travail, pas seulement une petite amie.
Il travaille pour Dell en tant que technicien.
Ou c’est ce qu’il dit.
Et il me laisse entrer pour voir son intérieur.
Meublé, petit et de la qualité la plus médiocre, cela conviendrait pour un chien, seulement Rafał et maman ne sont pas des chiens.
Cet appartement est pratiquement un trou dans un édifice en ciment.
Cela pourrait servir de décoration pour un film d’horreur américain.
Seulement ce ne sont pas des décorations.
C’est une maison.
Sans toilettes.
« Les toilettes », me dit Rafał, « sont dehors. »
Où est ta salle de bain, Rafał ?
Il montre un lavabo, le seul lavabo ici.
Prends-tu parfois une douche ?
« Oui. »
Où? Comment?
Il montre le robinet, au-dessus de lavabo.
Et…?
Eh bien, il verse de l’eau du robinet sur son corps.
Il y a aussi un tuyau ici, planté au milieu du trou.
Qu’est-ce que c’est que ça?
« Le chauffage. »
Combien coûte le plaisir de vivre ici ?
« 200 zlotys [48€] par mois, plus 1 000 par an [240€] pour le chauffage. »
Dans la cage d’escalier, et à l’entrée de son appartement, il y a un certain nombre d’étoiles de David.
C’est quoi comme symbole ?
« Un symbole juif. »
Es-tu Juif ?
« Non. »
Alors pourquoi l’avez-vous ?
Rafał ne souhaite pas répondre, il se contente de me dire qu’il y avait un ghetto juif dans la ville.
Qui est le meilleur, Rafał, le parti de Tusk ou le parti de Kaczyński ?
« Kaczyński. »
Je quitte le trou, je traverse la rue et je cherche ses toilettes.
C’est un petit bâtiment en ciment et la porte s’ouvre.
Il fait sombre à l’intérieur.
Il y a plusieurs cabinets de toilette ici. Il y a une rangée de cabinets de toilette, chacun a une porte en bois, sale et bon marché, et elles sont toutes verrouillées. Il fait froid là-dedans. Oh là là ! Il fait tellement froid ! Froid et sombre.
Combien de Polonais vivent comme ça ? Je ne sais pas. Tout ce que je sais, c’est que j’ai rarement vu une telle pauvreté auparavant.
Les jours passent, et la première semaine de mon séjour en Pologne prendra bientôt sa fin. Monseigneur Kulesza tiendra-t-il sa parole et parlera-t-il à ses fidèles des étoiles de David de Łódź ?

De telles images sont offensantes et douloureuses pour les Juifs. Et je veux vous rappeler que le judaïsme est à la base de notre religion. Peut-être devrions-nous consacrer une journée spéciale à peindre par dessus ces graffitis vulgaires

Le jour fixé, dimanche, je vais à la cathédrale de Łódź.
Monseigneur Ireneusz Kulesza mène la messe. Il le fait aussi bien aujourd’hui qu’il l’a fait la semaine dernière.
Et puis il fait un sermon pour ses fidèles, des centaines de catholiques de Łódź.
Il leur dit que je lui ai envoyé quelques photos.
« Montrez-les, s’il vous plaît, » ordonne-t-il à un employé invisible.
Les étoiles sont projetées sur l’écran de cette immense église. Les paroissiens ne peuvent pas les ignorer, et regardent en face leur création la plus laide. Juste devant eux.
« Nous savons que les clubs de football de Łódź s’insultent les uns les autres, et ils lancent souvent des mots comme ‘Juif’ les uns aux autres. »
« Montrons encore plus de photos », dit-il à l’employé invisible.
Une série de photos, dont certaines portent le mot « Jude », apparaissent sur l’écran.
« Regardez à quel point cela rend notre Łódź laid », dit-il à sa paroisse.
Les paroissiens regardent l’écran, le visage figé.
Les images laides, l’une après l’autre, apparaissent sur cet écran, pendant qu’il continue à parler :
« De telles images sont offensantes et douloureuses pour les Juifs. Et je veux vous rappeler que le judaïsme est à la base de notre religion. Peut-être devrions-nous consacrer une journée spéciale à peindre par dessus ces graffitis vulgaires ; les supprimer des murs, des poteaux. Le monde n’en deviendrait-il pas plus merveilleux ? Et notre Łódź ? Notre Pologne ? »
Je quitte Łódź, ma ville polonaise bien-aimée, et je me rends à Varsovie, la capitale de la Pologne.
Les vendeurs de cigarettes de la Place des Trois Croix* (« The Cigarette Sellers of Three Crosses Square ») de Joseph Ziemian est l’un des livres les plus touchants que j’ai jamais lus sur l’Holocauste, et voici, la place des Trois Croix est juste en face de moi. Quel accueil étrange et pourtant chaleureux.
C’est alors que je remarque le graffiti sur le mur juste à côté de moi, une étoile de David suspendue à une potence, un souhait graphique que les Juifs puissent mourir.
À Varsovie, il n’y a pas beaucoup de graffitis antisémites, mais ici, ils vendent des Zydkies avec de gros nez pour porter chance, comme je le découvre bientôt. Si vous possédez un Zydki, me dit-on, vous réussirez bien dans les affaires.
Je vais à Karma.
Karma Cafe
Karma, un café sur la place du Saint-Sauveur (Plac Zbawiciela), est un endroit pour les gens cool. Voici les citadins jeunes, chacun avec un compagnon ou un ordinateur Apple, et ils s’embrassent ou écrivent.
Bartek, plus âgé que les autres, est un ancien banquier, et il ne vit pas dans une maison sans toilettes. Bartek, en fait, se porte tellement bien [financièrement] qu’il n’a pas besoin de travailler du tout. Il est catholique et il soutient le parti PiS (Droit et Justice). Il croit que les programmes sociaux, comme celui connu sous le nom «500+», sont extrêmement importants.
« C’est la première fois », dit-il, « qu’un gouvernement polonais se soucie des gens. »
À la table à côté de lui est assis Maciej, un grand homme avec une barbiche.
Maciej préfère le parti de la plate-forme civique.
Pourquoi ?
« C’est suite à ce que j’ai lu dans le journal. »
Il lit probablement Gazeta Wyborcza («Le journal électoral»), le principal journal libéral de Pologne.
« Être Polonais », me dit Maciej, « ne veut rien dire ».
Ça lui est égal, cela ne le dérangerait pas d’être né allemand ou français.
« Ce qui est important », dit-il, « c’est de marcher dans les rues de Varsovie avec une belle fille à vos côtés. »
Je pars de Karma et vais à la rencontre d’autres gens dans cette grande ville de Varsovie.
Joanna, une ancienne catholique mariée à un Juif, est totalement opposée au parti PiS, et elle est très critique envers la société polonaise en général.
« L’antisémitisme en Pologne, me dit-elle, est de 60% à l’extérieur de Varsovie et de 30% à Varsovie ».
Ce ne sont pas les statistiques qu’elle a lu quelque part, mais c’est son impression.
Paul, un jeune père, me dit que « les journalistes disent aux gens que le PiS est mauvais, mais les gens leur répondent: venez vivre avec nous, en dehors de Varsovie, et vous verrez que le PiS est bon. »
Malgré le fait que le PiS soit un parti extrêmement conservateur, Paul m’explique qu’il n’hésite pas à poursuivre des idées et des programmes sociaux, tels que 500+. Grâce à ce programme, initié par le PiS, chaque enfant par famille, en commençant par le deuxième enfant, reçoit 500 zlotys [120€] par mois du gouvernement. Certaines personnes, en particulier celles des familles les plus nombreuses, ne sont plus obligées de travailler dur pour gagner cet argent.
Piotr Buras, le directeur du bureau de Varsovie du Conseil européen des relations internationales, un groupe de réflexion libéral financé en partie par le milliardaire américain George Soros, me dit que le PiS donne aux gens le sentiment qu’il pense à eux, et un sentiment d’unité et de communauté. Les libéraux, dit-il, sont généralement très faibles [sur ces sujets] et n’offrent pas ce PUBLIÉ PAR JEAN-PATRICK GRUMBERG LE 15 FÉVRIER 2018
genre de sentiments.
Je n’ai jamais rencontré aucun membre du PiS, peut-être qu’il est temps de le faire.

Rencontre avec Jarosław Sellin, secrétaire d’État, ministère de la Culture

Le lendemain, je vais rendre visite à Jarosław Sellin.
Le titre officiel de Jarosław Sellin est : secrétaire d’État, ministère de la Culture et du Patrimoine national.
Il m’accueille dans son beau et spacieux bureau, avec une tasse de café et un verre de soda.
Pas de gâteaux ici. Oublie.
«Pourquoi la CE est-elle opposée à la Pologne ?», je lui demande.
Il me dit qu’il aimerait l’apprendre aussi. Les accusations contre les changements que son parti apporte au système judiciaire polonais sont sans fondement, affirme-t-il. Les changements apportés par le PiS mettent le système juridique polonais sur un pied d’égalité avec le reste des membres de l’UE — et même à un meilleur niveau.
« En Allemagne, les juges peuvent être membres de partis politiques », dit-il, « ,mais en Pologne, ils ne le peuvent pas. La Pologne n’est-elle pas [en cela] supérieure à l’Allemagne? »
Quels sont les changements?
« Dans l’ancien système », répond-il, « les juges sélectionnaient les juges pour les juridictions suprêmes du pays. Son parti est en train de changer cela, en instituant que le parlement se joigne également au processus de nomination des juges — juste ‘comme dans beaucoup de pays’ d’Europe ».
Pourquoi, alors, les gens de l’UE sont contre vous ?
« Parce qu’ils sont de gauche. »
Voulez-vous dire que si le gouvernement actuel était composé de gens de gauche, ces mêmes changements auraient été acceptés ?
« Je crois que oui. »
Mais les membres du PiS ne sont pas de gauche. Par exemple, l’avortement n’est légal que dans trois cas.
« Quand la vie de la mère est en danger ; lorsque la grossesse est le résultat d’un viol ou d’un inceste ; quand il est déterminé que le fœtus porte une maladie héréditaire, comme le syndrome de Down, ce qui représente 95% des cas. »
Que ferez-vous si l’UE vous dit: « Si vous insistez pour garder vos changements judiciaires, nous retirerons tout soutien financier de la Pologne! »?
« Ce n’est pas la meilleure façon de parler aux Polonais. »
J’ai lu quelque part, il y a quelques jours à peine, que le gouvernement israélien avait publié un sondage disant que l’antisémitisme en Pologne est en train d’augmenter et que 18% des Polonais veulent que les Juifs qui vivent encore en Pologne quittent le pays. Êtes-vous au courant de cela?
« Je ne sais pas d’où viennent ces chiffres. L’antisémitisme en Pologne est minime. »
Jérusalem est-elle la capitale d’Israël, oui ou non ?
« Oui. »
Je sirote ma tasse de café, puis mon verre de soda, et m’étonne : ce fonctionnaire du PiS n’est pas aussi mauvais que je m’y attendais. Est-ce que j’ai loupé quelque chose ?
Me voilà de retour à mon hôtel de Varsovie, je prends mon temps, je veux me détendre. Au bar, je commande des pierogis, une délicatesse polonaise que j’ai toujours aimée, et je lis les actualités.
Voici celle du Washington Post :
Jérusalem —Une crise diplomatique entre Israël et la Pologne semble s’être intensifiée dimanche alors que Piotr Kozłowski, chef de mission adjoint de la Pologne, a été convoqué au ministère israélien des Affaires étrangères à Jérusalem au sujet d’une loi approuvée par le parlement polonais, selon laquelle le fait d’associer l’État polonais aux crimes commis pendant l’Holocauste est une infraction pénale.
Que se passe-t-il ici ?
Les politiciens israéliens, de tous les bords politiques, condamnent sévèrement cette loi et exigent que la Pologne l’annule immédiatement — ce qui est compréhensible, du moins pour le Zydki [que je suis].
Je discute avec des Polonais et, ce qui est choquant pour moi, c’est qu’ils me disent que la réaction des Israéliens prouve encore une fois que la Pologne ne peut pas compter sur les Juifs, comme elle ne le pouvait pas à l’époque où les Żydokomuna (judéo-communistes) étaient actifs en Pologne. Je n’ai aucune idée de quoi ils parlent, alors ils m’expliquent : Żydokomuna était une police secrète soviétique composée principalement de Juifs, et ils ont assassiné plus de 200 000 patriotes polonais entre les années 1945 à 1956.
L’étoile de David à Łódź, Żydokomuna à Varsovie, des Zydkis partout, l’agressivité vient de toutes les directions. Que diable se passe-t-il en Pologne ?

Rendez-vous avec le Premier ministre, Mateusz Morawiecki

J’ai pris rendez-vous avec le Premier ministre, Mateusz Morawiecki, qui sera bientôt de retour d’une tournée à l’étranger, et à l’heure prévue, je me présente à son bureau.
Son Honneur et moi avons quelques problèmes sérieux à couvrir.
Quelles sont les caractéristiques qui font de quelqu’un un « Polonais » ? Je lui demande.
« Hospitalité, ouverture, bienveillance à l’égard des gens. Ce sont des qualités que j’appellerais ‘typiquement polonaises’. Et de la créativité. Et trop d’individualisme», me répond-il.
J’ai remarqué quelque chose, mais je ne sais pas si c’est vrai: les Polonais sont des gens qui sentent qu’ils n’ont pas été suffisamment « honorés » par le reste du monde. Est-ce vrai?
« Voici une observation très intéressante. Je pense que je serais d’accord. En Allemagne, ils disent: ‘C’est le mur de Berlin qui a déclenché les changements (la chute du rideau de fer et de l’Union soviétique)’. Les Allemands n’ont rien fait pour obtenir ces changements. Mais ils disent que c’est le mur de Berlin, plutôt que Solidarité, Ronald Reagan et Jean-Paul II. Nous nous sentons trompés. »
Oh, Vierge Mère du bébé juif, nous y revoilà: histoire, histoire, histoire.
Je ne veux pas passer mon temps avec l’histoire. Je veux parler d’ici et maintenant. L' »Article 7, » Jérusalem, la « loi de l’Holocauste ».
Nous commençons par l’article 7.
« À Berlin, me dit-il, seulement 11% des juges qui avaient servi à l’époque de la RDA ont conservé leur emploi après l’unification allemande et dans le reste de l’ancienne RDA. Je pense que 30, 33% des procureurs et des juges sont restés. Pas en Pologne. En Pologne, rien de pareil n’est arrivé. Tous les juges des années 80, qui ont effectivement condamné mes confrères d’armes — parce que j’étais très actif en tant que combattant, combattant de la liberté pour la démocratie — faisaient partie du système judiciaire pendant les années 90. Beaucoup d’entre eux, pas tous, se sont comportés d’une manière complètement inappropriée. »
« Ces juges ‘inappropriés’ ont nommé d’autres juges qui, à leur tour, nomment encore d’autres juges, un processus qui crée un système juridique corrompu », argumente-t-il, et c’est ce que son gouvernement veut changer maintenant.
Si tout est si simple, la menace de la CE est insensée. Est-ce que les Européens n’ont rien de mieux à faire que de s’en prendre à la Pologne sans raison ?
« Non, dit-il. Le vrai problème est que la Pologne ne s’est pas bien expliquée, mais une fois que de la Pologne s’expliquera, tout sera parfait. »
Mais vous vous êtes parlé pendant deux ans ! C’est plus de temps que vous me donnez…
«La discussion se cachait parfois derrière des murs», dit-il en utilisant une expression que je ne connais pas. Et il ajoute, encore une fois, que si les Polonais s’étaient seulement mieux expliqués à propos des changements que le gouvernement apportait au système juridique, « je suis presque certain que nos homologues, comme ceux de la CE, l’apprécieraient ».
Adam Michnik, le connaissez-vous?
« Pas très bien. »
Il m’a dit, à propos de ces mêmes changements: « Ils », ce qui signifie votre gouvernement, « ont le pouvoir de renvoyer tout juge qu’ils veulent et de nommer d’autres à leur place. » Est-ce exact?
« Vous voyez, c’est exactement la manière dont les mensonges se répandent dans toute l’Europe. Ce n’est pas correct. Adam Michnik veut vous tromper. »
Mais vous vous reprochez de ne pas avoir pu expliquer votre position au cours des deux dernières années.
« Oui. »
Comment se fait-il que vous ne puissiez pas expliquer cela?
« Eh bien, je me le reproche, comme vous l’avez dit. Nous aurions dû avoir plus de communication, j’aurais dû communiquer plus. C’est probablement aussi parce qu’il y avait des propos durs avec lesquels nous nous sommes mutuellement offensés. Je ne nommerai personne ici. Quand je compare la situation en Pologne, avec un niveau de corruption très bas et une démocratie qui fleurit et qui est prospère, avec, par exemple, mes amis de Bulgarie, de Roumanie ou de République tchèque — pleins de corruption ! – ou nos amis de Hongrie, je ris, et je pleure. »
Comment se fait-il que les Européens ne le voient pas, si c’est si clair?
« C’est une bonne question. »
Qu’est-ce que vous en pensez ?
« Insuffisante et faible explication de notre part ; interprétation erronée. »
Tout le monde est capable de s’expliquer, même les Tchèques, tous sauf les Polonais ?
« Personne ne fait des réformes aussi profondes que nous. »
Si le CE prend des mesures en réponse à l’article 7, en retirant vos droits de vote, que ferez-vous ?
« Ce sera un moment très triste pour l’Europe ».
Je comprends. Mais allez-vous alors céder aux Européens ?
« Non. Nous nous en tiendrons aux changements parce que nous croyons qu’ils sont nécessaires. »
Il y a un verre de soda à côté de moi, et entre deux gorgées, je lui lis le passage du Washington Post et je lui parle du vieux Juif que j’ai rencontré à Łódź, pendant ma première visite du pays.
Si une personne raconte une telle histoire, je lui demande, sera-t-elle poursuivie devant les tribunaux et emprisonnée?
« Non. Non seulement cette personne ne devrait pas être poursuivie devant les tribunaux, et ne sera pas poursuivie devant les tribunaux, mais des recherches concernant cette question devraient également être réalisées, devraient être favorisées, parce que nous devons faire des recherches suffisantes sur la vérité historique. »
Donc le Washington Post a tort ?
« Complètement tort. La loi adoptée par la législature polonaise concerne ceux qui accusent l’État polonais, et la nation polonaise en totalité, pour le meurtre de Juifs. Il ne s’agit pas de nier que certaines personnes faisaient des choses comme ce que vous avez mentionné. Bien sûr que non. »
« C’est un autre exemple », me dit-il, « où le gouvernement polonais ne s’est pas expliqué ». La fureur du monde à propos de la Pologne ne concerne pas ce que fait le gouvernement polonais sous sa direction, mais plutôt le manque d’explication du gouvernement.
C’est le moment d’évoquer Łódź et ses graffitis, puisqu’il ne s’agit pas d’une histoire qui dépend d’un manque d’explication, mais d’un manque d’action.
Nous sommes en 2018. Les rues de Łódź, et, dans une moindre mesure, d’autres villes et villages de Pologne affichent de terribles graffitis antisémites, contenant des mots tels que « Zydzigaz » [il faut gazer les Juifs] et un nombre incalculable d’étoiles de David.
Pourquoi, je demande à son Honneur, le gouvernement polonais ne fait-il rien pour les effacer, ou imposer une amende à ceux qui les font?
« Nous devons faire plus pour les éliminer complètement. »
Pourquoi ne le faites-vous pas ?
« Nous le ferons. Ces [responsables de graffitis] devront être pénalisés. »
Quand je viendrai l’année prochaine à Łódź, les murs seront-ils propres ?
« Oui, je l’espère. Je vais faire des efforts pour cela. »
Promis ?
“Oui.”
Je reviendrai l’année prochaine !
Mais avant l’arrivée de l’année prochaine, j’ai d’autres questions.
Jérusalem est-elle la capitale d’Israël, oui ou non ?
« Eh bien, nous nous sommes abstenus lors du vote à l’ONU. Nous étions sous la pression de nos partenaires d’Europe occidentale, qui ont un point de vue tout à fait différent à ce sujet. Ils pensent que Jérusalem, depuis 1967, est occupée. »
Qu’est-ce que vous en pensez ?
« Ce que je pense personnellement, je ne peux pas le dire publiquement. »
Qu’est-ce que ça veut dire que l’UE a exercé des pressions sur vous? Quel genre de pression? Que vous ont-ils dit? « M. Premier ministre, si vous votez Oui, si vous votez que Jérusalem est la capitale d’Israël, nous ferons ceci et cela contre vous? » Qu’est-ce qu’ils entendaient par ceci ou cela?
« Je vais devoir laisser ça pour votre propre imagination… »
Si Dieu venait vous voir avant que vous soyez né, et Il vous disait: « Mateusz, je vais t’envoyer sur la terre, déposer ton âme là-bas. Où aimerais-tu être? Quel pays? » Qu’auriez-vous dit?
« J’aimerais être parachuté en Pologne. »
Pourquoi la Pologne? Imaginez: vous êtes un bébé et vous parlez avec Dieu. Pourquoi diriez-vous « Pologne »?
« Nous [les Polonais] pouvons jouer un rôle très positif dans le développement futur de l’Europe. Malgré ce que certaines personnes pensent de nous à Bruxelles, nous sommes très pro-européens, et nous pouvons être le chaînon manquant entre l’Orient et l’Occident. »
M. le Premier ministre: Vous êtes juste un bébé, un petit bébé au paradis! Vous ne connaissez pas les liens entre l’Orient et l’Occident. Dieu vous dit: «Regarde les gens là-bas» et il vous montre tout le monde, et vous devez choisir…
« Certainement, j’aurais aimé être un joueur de football remportant la Coupe du Monde. »
Vous avez complètement manqué votre profession !
“Oui, oui.”
Je dis au revoir au Premier ministre et, lorsque je le quitte, l’image du vieux Juif de Łódź me suit.
Revenez à votre lieu de repos, bon vieux juif, car la Pologne n’est pas aussi mauvaise que vous le pensiez. Reposez en paix et ne vous inquiétez plus ; je garderai un œil vigilant sur ce pays pour vous, je vous le promets.
Traduction française : Oksana Zvirynska

Conclusion

JPG : Tuvia, votre article est comme toujours excellent. Il est différent de toutes les poubelles d’articles qui sont publiés sur le sujet par les grands médias, parce qu’ils sont faussés par la tentation des journalistes d’orienter notre point de vue, afin que nous pensions comme eux. S’ils décident que les Polonais sont mauvais, ils écrivent des articles pour nous influencer et penser que les Polonais sont mauvais. S’ils décident qu’ils sont bien, ils sont prêts à écrire tout l’inverse, et à faire témoigner des experts pour corroborer leur parti pris.
Mais je suis resté un peu sur ma faim à la fin de votre article.
Je suppose que j’attendais votre opinion, votre jugement sur votre rencontre avec le Premier ministre polonais qui s’excuse continuellement pour sa mauvaise communication, ou votre sentiment général sur l’antisémitisme en Pologne, ou sur la loi interdisant de relier la Pologne à l’holocauste.
Tenenbom: Je ne veux pas me joindre à la chorale [des médias] contre la Pologne, comme si ce pays était le pire de l’UE. Ce serait un mensonge. Pour ce qui est de l’antisémitisme, entre [la formulation] tiers-mondiste de l’opinion de la Pologne sur les Juifs et celle de l’Allemagne, de la Grande-Bretagne ou de la France, j’ai confiance à tous les coups dans ce que disent les Polonais.
Et ils ont le mérite d’être aux côtés de l’unique État juif du monde dans les forums internationaux, comme l’ONU.
Et si tu te demandes pourquoi je n’ai pas écrit cela dans l’article, c’est parce que je ne crois pas au bénéfice d’être didactique, et je ne crois pas à la « prédication » journalistique…
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